Bataille d'Aspern-Essling, 21-22 mai 1809

Bataille d'Aspern-Essling, 21-22 mai 1809


We are searching data for your request:

Forums and discussions:
Manuals and reference books:
Data from registers:
Wait the end of the search in all databases.
Upon completion, a link will appear to access the found materials.

Bataille d'Aspern-Essling, 21-22 mai 1809

introduction
Forfaits français
Plans autrichiens
Préliminaires
21 mai
22 mai
Conséquences
Livres

introduction

La bataille d'Aspern-Essling (21-22 mai 1809) fut la première défaite sérieuse sur le champ de bataille subie par Napoléon, et vit les Autrichiens repousser une tentative française hâtive de traverser le Danube près de Vienne.

La guerre franco-autrichienne de 1809 avait commencé par une invasion autrichienne de la Bavière, mais cette campagne s'est soldée par un échec après l'arrivée de Napoléon pour prendre le commandement personnel de ses armées, remportant des victoires à Abensburg (20 avril 1809), Landshut (21 avril 1809), Eggmuhl (22 avril 1809) et Ratisbonne (23 avril 1809). Au terme de cette séquence de combats, l'aile gauche de l'armée autrichienne reculait le long de la rive sud du Danube, tandis que le gros de l'armée, sous le commandement de l'archiduc Charles, avait été refoulé sur la rive nord.

Au lendemain de ces succès, Napoléon avait deux choix : traverser le Danube pour poursuivre Charles ou avancer sur Vienne. Alors que le premier choix offrait une chance de détruire la principale armée autrichienne, il avait également le potentiel d'entraîner les Français dans une campagne coûteuse dans les montagnes de Bohême. Napoléon a choisi la deuxième option, espérant que cela forcerait Charles à se déplacer pour défendre la capitale autrichienne, permettant à Napoléon de mener sa bataille décisive.

À long terme, le plan de Napoléon s'est avéré être un succès. Charles est en effet contraint de se diriger vers Vienne, prenant finalement position sur la rive opposée du Danube. Napoléon finit par infliger une défaite importante à cette armée, à Wagram (5-6 juillet 1809), après avoir soigneusement préparé la voie pour une traversée du Danube. Ce n'était pas le genre de victoire écrasante à laquelle les Français étaient habitués, mais cela avait plus à voir avec les améliorations de l'armée autrichienne qu'un déclin de la part de Napoléon.

Malgré le succès final de la campagne, Napoléon a été critiqué pour avoir choisi de marcher sur Vienne, plutôt que de se concentrer sur la destruction de la principale armée autrichienne. Après la chute de Vienne le 13 mai, il y avait même une chance que Napoléon soit pris au piège entre deux armées autrichiennes - celle de Charles sur le Danube et celle de son frère Jean, se retirant d'Italie. Heureusement pour l'archiduc français Jean avançait si lentement qu'il n'arriva pas à temps pour prendre part à la bataille de Wagram, sans parler de celle d'Aspern-Essling !

Après avoir pris Vienne, Napoléon veut traverser le Danube au plus vite. La première tentative de traverser la rivière a eu lieu le 13 mai et a vu une tentative française de traverser à Schwarze-Lackenau juste au nord de Vienne repoussée.

Forfaits français

Avec Schwarze-Lackenau retenu contre eux, les Français ont dû trouver un autre endroit pour traverser le Danube. En 1809, le Danube était très différent du fleuve contrôlé et largement canalisé que nous voyons aujourd'hui. À l'est de Vienne, il traversait de multiples canaux, créant de nombreuses îles, dont certaines très importantes. L'un d'eux était le Lobau, une grande île sur la rive nord du Danube, séparée de la rive nord par l'armée Stadtler du Danube. Deux autres îles, Lobgrund et Schneidergrund, se trouvaient dans la branche principale de la rivière entre la Lobau et la rive sud à Kaiser-Ebersdorf, permettant aux Français de construire trois ponts plus courts au lieu d'un long pont pour atteindre la Lobau. Au nord de Lobau se trouvait une grande plaine connue sous le nom de Marchfeld, entourée à distance de collines basses.

Napoléon a sous-estimé à quel point il affronterait la principale armée autrichienne en face de Vienne, estimant que de grands détachements avaient été laissés en Bohême. Il était également clair que les Autrichiens tentaient de le distraire avec de petites opérations autour de ses flancs, encourageant davantage la croyance que l'archiduc n'avait pas toute son armée avec lui. Napoléon était également enclin à sous-estimer la volonté de Charles de se battre et à surestimer les dommages qu'il avait causés à l'armée autrichienne lors de la campagne de Bavière. Les plans de Napoléon pour la traversée du Danube étaient donc basés sur l'idée qu'il devrait rechercher l'armée autrichienne après avoir traversé le fleuve, puis trouver un moyen de les amener au combat. Cette idée a été renforcée le 20 mai lorsque les Autrichiens n'ont pas réussi à lancer une contre-attaque contre les premières troupes françaises isolées à franchir la Lobau. Les premières troupes à traverser vers le Marchfeld seraient donc la cavalerie, et leur travail serait de trouver les Autrichiens. Ce n'est qu'après cela que Napoléon put établir un plan d'action ferme.

Plans autrichiens

Lorsque les Français ont atteint Vienne pour la première fois, les seules forces autrichiennes substantielles dans la région étaient celles de FML Hiller, à la fin de sa retraite solitaire au sud du Danube. Cela a changé le 16 mai lorsque Charles est arrivé avec l'armée principale. Charles décide de ne pas déployer son armée le long du Danube, mais de prendre position sur les collines autour du Marchfeld. Le corps de Hiller avait pour tâche de surveiller la ligne du fleuve, ainsi que de former l'aile droite de l'armée. Cette aile touchait le Danube juste au nord de Vienne, à Strebersdorf. De là, les collines s'étendaient au nord jusqu'à Hagenbrunn et Enzersfeld, puis à l'est jusqu'à Pillichsdorf. Charles avait l'intention de laisser Napoléon amener une partie importante de son armée à travers le Danube, puis d'attaquer et de vaincre les Français en détail, remportant ainsi une victoire suffisamment importante pour forcer Napoléon à négocier.

Le plus gros problème auquel était confronté Charles était qu'il ne savait pas où les Français prévoyaient de traverser le Danube. Jusqu'à la nuit du 18 au 19 mai, il est convaincu que les Français passeront de Nussdorf, près de Vienne. Lorsque les Français occupèrent le Lobau, Charles décida qu'ils prévoyaient effectivement de traverser vers le Marchfeld depuis cette île, mais seulement pour se permettre de dégager la rive nord de la rivière en face de Nussdorf. Le premier plan de Charles a été conçu pour faire face à ce plan français attendu. Une partie de l'armée devait se déplacer pour bloquer l'avance française le long du Danube, tandis que le reste devait attaquer par l'est.

Le matin du 20 mai, Charles réalisa enfin que la principale attaque française devait venir du Lobau et changea à nouveau ses plans. Il s'attendait à ce que les Français envoient leur cavalerie dans le Marchfeld pour tenter de trouver les Autrichiens, et a décidé de répondre en nature, donnant à sa propre cavalerie la tâche de faire face aux intrus français.

Préliminaires

Faute de matériaux de construction adaptés, les Français n'ont pu commencer les travaux sur les ponts de la Lobau que dans la nuit du 18 au 19 mai. En même temps, les Français ont envoyé des troupes à travers le fleuve dans des bateaux, occupant le Lobgrund et envoyant des patrouilles sur le Lobau. À 15 heures le 19 mai, le Lobau était aux mains des Français, mais une contre-attaque autrichienne déterminée à ce stade aurait pu facilement le reconquérir.

Les principaux ponts sur la Lobau ne sont prêts qu'à midi le 20 mai. Napoléon décide d'envoyer d'abord neuf régiments de cavalerie légère, suivis du 4e corps, puis de trois divisions de cavalerie lourde. Au début, tout s'est bien passé, mais vers 17 heures, l'un des ponts cruciaux a été brisé lorsqu'un grand navire s'y est écrasé, laissant Napoléon isolé sur le Lobau avec environ 24 000 hommes. Malgré cet isolement, lorsque le pont entre la Lobau et la rive nord fut achevé, Napoléon commença à déplacer ses hommes jusqu'au bord du Marchfeld. Plusieurs escarmouches éclatent entre la cavalerie légère de Lasalle et des éléments de l'armée autrichienne. Le plus grave se situe entre Essling et Schafflerhof, et voit Lasalle vaincre une première attaque de la cavalerie de Klenau, avant d'être contraint de se replier sur Essling.

A la fin du 20 mai, les Français disposaient de 19 000 hommes sur le Marchfeld, principalement de la cavalerie ou du 4e corps de Masséna, tandis que Napoléon et 5 500 hommes de la Garde étaient sur la Lobau. Sur la rive nord, les Français tenaient les villages d'Aspern, au nord-ouest de leur pont, et d'Essling, au nord-est. Ces deux villages étaient naturellement des positions défensives fortes, mais pensaient qu'ils avanceraient à travers les plaines le lendemain, les Français ne firent aucun effort pour renforcer ces fortifications.

Cette nuit-là, les Autrichiens se sont mis en position prêts à lancer leur propre attaque contre les Français le lendemain. Au matin, les Autrichiens étaient en place. Les V et VI Corps étaient à droite de la ligne, le plus près du Danube autour de Stammersdorf. Le 1er Corps était le suivant, derrière le village de Gerasdorf. Un peu plus à l'est se trouvaient le 2e corps et la réserve de cavalerie, derrière Gerasdorf et Wagram. Enfin, le IVe corps constitue la gauche de la ligne, à Wagram. Les Grenadiers étaient derrière le centre de la ligne, à Seyring, au nord de Gerasdorf. La nouvelle ligne autrichienne s'étendait ainsi d'ouest en est, face aux Français à Aspern et Essling.

21 mai

Le plan autrichien pour le matin du 21 mai était basé sur la conviction que les Français avanceraient vers l'ouest, d'Aspern vers Hirschstetten. Charles décide d'avancer en cinq colonnes. La première colonne (Hiller) devait avancer le long du Danube vers Aspern. Le second (Bellegarde) devait avancer parallèlement à lui. Charles s'attendait à ce que ces deux colonnes foncent tête la première sur les Français qui avancent. La troisième colonne (Hohenzollern) devait marcher vers Aspern par le nord. Le quatrième (Rosenberg officiellement, en fait Dedovich) devait attaquer Essling et le cinquième (Rosenberg en personne) devait aller plus à l'est et attaquer Gross-Enzersdorf.

Si les Français avaient effectivement avancé vers l'ouest, alors cette disposition aurait pu être efficace, amenant les trois cinquièmes de l'armée autrichienne contre la tête des colonnes françaises tandis que les colonnes autrichiennes restantes menaçaient les ponts de Napoléon. Au lieu de cela, le résultat fut de dissiper l'effort autrichien, chaque colonne attaquant à des moments différents, et un écart de deux heures entre le moment où le premier et le dernier sont entrés en combat.

Au début de la journée, Napoléon était très largement dépassé en nombre. Il avait 22 000 fantassins, 2 970 cavaliers et 52 canons pour s'opposer à une force autrichienne de 84 010 fantassins, 14 250 cavaliers et 292 canons. Lorsqu'il s'est rendu compte pour la première fois qu'il était en infériorité numérique, le premier instinct de Napoléon était de se replier sur la Lobau, et les premiers ordres de retraite avaient été donnés lorsque deux événements ont changé son esprit. La première fut la nouvelle que les ponts sur le Danube avaient presque été réparés. Le second était le bruit des combats sur le flanc gauche français, à l'ouest d'Aspern.

Napoléon a décidé de se lever et de se battre. La clé de sa nouvelle position défensive serait les villages d'Aspern et d'Essling. Masséna est chargé de défendre Aspern, avec les divisions d'infanterie de Molitor et Legrand et la cavalerie légère de Marulaz. Lannes a reçu l'ordre de défendre Essling, avec la division d'infanterie de Boudet du corps de Masséna et la cavalerie de la réserve. Une partie de la Garde a défendu la tête de pont, la Vieille Garde est restée sur Lobau et le reste de la cavalerie a dû garder la brèche entre les villages.

L'attaque autrichienne s'est développée assez lentement. Les trois colonnes à leur droite avançaient prudemment, s'attendant à se heurter aux Français qui avançaient. Ils n'atteignirent Aspern que vers 14h45 et furent rapidement expulsés par les hommes de Molitor. La principale attaque autrichienne à gauche, menée par les trois premières colonnes, ne s'est développée que vers 16 heures. Les Autrichiens ont pu atteindre la lisière ouest d'Aspern, avant que leur avance ne soit arrêtée par les réserves françaises.

Les combats au centre ont commencé par une mêlée de cavalerie qui a commencé vers 15h30, lorsque le maréchal Bessières, commandant la cavalerie française, a remarqué que l'avancée des Autrichiens était devenue désorganisée. La cavalerie française fut bientôt dépassée en nombre, mais tint bon jusqu'à ce que l'infanterie autrichienne de la quatrième colonne apparaisse sur les lieux vers 16h00. Vers 4 h 30, l'attaque autrichienne sur Aspern était au point mort et leur cavalerie avait été repoussée. La cavalerie lourde française s'était repliée derrière la digue reliant Aspern et Essling.

Ce n'est que maintenant que Charles se rendit compte que les Français n'avançaient pas. Il modifia ses plans pour se préparer à un assaut sur la position défensive de Napoléon. Les première et deuxième colonnes ont été laissées pour attaquer Aspern, tandis que la troisième colonne de Hohenzollern a été déplacée vers la gauche (est) dans l'espace entre les villages.

Napoléon n'avait pas d'infanterie pour s'opposer à cette nouvelle menace contre son centre, et il ordonna donc au maréchal Bessières d'attaquer avec sa cavalerie. L'infanterie autrichienne s'est formée en masses de bataillons (en fait des carrés pleins plutôt que creux) et a repoussé avec succès la cavalerie française en infériorité numérique. Malgré ce succès, l'attaque française arrêta l'avance de Hohenzollern, qui resta immobile jusqu'à la tombée de la nuit.

De retour à Aspern, les combats se sont transformés en une mêlée brutale dans les bâtiments en feu du village. Masséna est renforcé par la division Carra Saint-Cyr, et une série d'attaques et de contre-attaques remplit le reste de la journée. A la tombée de la nuit, les Autrichiens tenaient la partie nord du village et les Français la partie sud.

Sur le flanc opposé du champ de bataille, à Essling, les Autrichiens ont eu moins de succès. La quatrième colonne est arrivée la première à l'extérieur du village, mais a retardé son attaque jusqu'à l'arrivée de la cinquième colonne. Cette colonne a été retardée à Gross-Enzersdorf, et n'a paru qu'à 18h30. Même alors, Rosenberg n'attaqua pas, ne réalisant peut-être pas qu'entre elles, les deux colonnes autrichiennes étaient trois fois plus nombreuses que Lannes. Les deux colonnes n'ont lancé une véritable attaque que vers 19h00, et seulement après avoir reçu des ordres directs de Charles. Les deux colonnes attaquent séparément et sont repoussées séparément - la quatrième colonne vers 19h00, la cinquième vers 20h00. Des attaques futiles et mal coordonnées contre Essling se sont poursuivies jusqu'à environ 23h00, mais le champ de bataille s'est ensuite calmé.

A la fin du premier jour de la bataille Napoléon pouvait revendiquer une victoire défensive. En infériorité numérique en début de journée, il avait résisté à une série d'attaques autrichiennes. Bien que les ponts sur le Danube aient été réparés pendant une grande partie de la journée, une seule division d'infanterie avait pu traverser jusqu'au Marchfeld. Cela a changé dans la nuit du 21 au 22 mai. À 7 heures du matin le lendemain matin, les 30 000 fantassins du 2e corps de Lannes avaient traversé la rivière. Les Autrichiens parviennent alors à briser à nouveau les ponts. Cette brèche fut rapidement réparée et la division Demont la traversa, avant que le pont ne soit à nouveau brisé. Après cela, le pont a été à nouveau brisé, laissant près de 12 000 fantassins et 3 500 cavaliers piégés du mauvais côté de la rivière. Néanmoins Napoléon disposait désormais d'environ 68 000 fantassins et 11 710 cavaliers, soit environ trois fois plus d'hommes qu'au début de la veille, et il passa la nuit à préparer une attaque qui, espérait-il, briserait l'armée autrichienne et mettrait fin à la guerre. .

À la fin des combats le 21 mai, l'archiduc Charles crut avoir remporté sa victoire. Il n'avait jamais réalisé que les ponts français sur le Danube étaient brisés, ni que Napoléon n'avait pas toute son armée de l'autre côté du fleuve. Même le bruit évident des mouvements de troupes à travers les ponts restaurés a été interprété pour correspondre à l'idée que Napoléon avait été vaincu et se retirait vers le Lobau. Plus tard dans la nuit, lorsqu'il est devenu évident que les Français étaient toujours sur la rive nord du Danube, Charles a déplacé ses grenadiers au centre de la ligne, mais était par ailleurs largement passif.

22 mai

Le plan de Napoléon pour le 22 mai était que le 2e corps nouvellement arrivé effectue l'attaque principale, au centre de la ligne autrichienne. Masséna reprendrait Aspern sur la gauche, et le tiendrait contre toute contre-attaque autrichienne, tandis que Lannes conserverait le commandement à Essling. Les choses se sont bien passées sur les flancs. L'attaque de Masséna a commencé vers 4 heures du matin, et à 7 heures du matin, tout le village était aux mains des Français. Pendant ce temps, sur la droite, Lannes a lancé une attaque précoce qui a finalement forcé les Autrichiens à se retirer suffisamment pour permettre à Napoléon de lancer sa grande attaque au centre.

Ayant atteint ses objectifs sur la droite, Lannes est maintenant remis à la tête de son propre 2e corps, soutenu par la cavalerie de Bessières. Ses ordres étaient d'attaquer au point où la troisième colonne de Hohenzollern rencontre la réserve de cavalerie sur sa gauche, le point faible de la ligne autrichienne. Lannes disposait ses trois divisions avec Tharreau à gauche, Claparède au centre et Saint-Hilaire, avec les troupes les plus expérimentées à droite. La cavalerie lourde avançait derrière le flanc droit, la cavalerie légère derrière le gauche.

Lannes a commencé son attaque vers 7h30. Au début tout se passa bien, et Saint-Hilaire en particulier menaça de briser la ligne autrichienne, mais cela tint. Les deux divisions de gauche de Lannes firent moins de progrès et finirent par s'arrêter, laissant Saint-Hilaire exposé dans un saillant de la ligne autrichienne et sous le feu de l'artillerie de trois côtés. Lannes a répondu en envoyant sa cavalerie attaquer l'infanterie autrichienne, mais les réformes de Charles avaient considérablement amélioré la capacité de son armée à tenir bon, et les attaques de cavalerie ont échoué. À 9 heures du matin, l'attaque de Lannes avait échoué et il envoya un messager à Napoléon pour demander des renforts.

Napoléon avait en partie fondé son plan sur la présomption que davantage de renforts pourraient traverser le Danube, mais juste au moment où Lannes était en difficulté, un autre bateau a heurté l'un des ponts, créant une grande brèche. Il y avait encore une chance que le pont puisse être réparé, et ainsi, pendant les deux heures suivantes, Lannes reçut l'ordre de maintenir sa position avancée, en vue d'un nouvel assaut, mais vers 11 heures du matin, une autre partie du pont fut détruite. Cela a finalement convaincu Napoléon qu'il ne pouvait plus gagner la bataille, et Lannes a donc reçu l'ordre de se retirer à son point de départ. Juste au moment où la retraite allait commencer, Saint-Hilaire fut grièvement blessé, forçant Lannes à prendre le commandement direct de sa division. Heureusement pour les Français en retraite, Charles décida d'utiliser ses Grenadiers pour les poursuivre, au lieu du II Corps de Hohenzollern, l'unité la plus proche. Cela laisse le temps aux hommes de Lannes de revenir à leur point de départ, de retour en ligne entre Aspern et Essling.

La bataille est maintenant entrée dans sa phase finale, avec les Français sur la défensive et les Autrichiens à l'attaque. Sur la gauche, sept heures de combats acharnés ont eu lieu dans et autour d'Aspern. Massena a été lentement repoussé, mais les Autrichiens n'ont pas réussi à conserver leurs gains.

Au centre, le principal effort autrichien s'est déroulé entre 14h et 15h. Malgré un bombardement massif d'artillerie, les Autrichiens ne parviennent pas à déloger Lannes, qui profite de sa propre artillerie limitée pour amortir l'avancée des Autrichiens avant de les repousser à coups de mousqueterie. Il a été aidé par la présence de Napoléon près du front, qui a à la fois inspiré et inquiété ses troupes !

Tout était plutôt à droite française jusqu'à environ 11h30, lorsque Charles ordonna à Rosenberg d'attaquer en personne. Rosenberg et Dedovich ont lancé une série d'assauts entre cette date et 15 heures, qui ont tous échoué. Ce n'est qu'à 15 heures que les Autrichiens ont finalement lancé une attaque correctement coordonnée et capturé la majeure partie d'Essling. Les Français ont conservé la position de force dans un grenier à la lisière du village, mais le reste a été perdu. Vers la même époque, le pont reliant la rive nord à la Lobau est coupé, isolant véritablement Napoléon.

La perte d'Essling a conduit à la crise la plus grave de la bataille pour les Français. Napoléon ordonna à cinq bataillons de gardes-fusiliers et de tirailleurs, sous l'attaque de GD Mouton, de reprendre le village, mais leur attaque échoua. Cela a laissé Napoléon avec seulement deux bataillons de gardes-fusiliers pour sauver la situation. GD Rapp, un membre de son état-major, reçoit l'ordre d'utiliser ces deux bataillons pour aider Mouton à se désengager. L'armée entière devait alors se retirer dans l'étroit saillant de Mühlau, une petite zone de terre entourée d'un méandre de la rivière séparant la rive nord de la Lobau. Heureusement pour Napoléon Rapp a désobéi à ses ordres et a plutôt mené une dernière contre-attaque désespérée qui, à sa grande surprise, a peut-être déclenché une retraite autrichienne. Essling retomba aux mains des Français et les plans de retraite furent abandonnés.

Cela a mis fin à la majeure partie des combats dans le centre et autour d'Essling. Les Autrichiens se limitent à un bombardement d'artillerie, qui harcèle les Français mais ne menace pas leur position. Cela leur a coûté le maréchal Lannes, touché par une balle de 3 livres qui lui a écrasé le genou gauche. Lannes a été évacué vers le Lobau, rencontrant Napoléon en traversant le pont dans une scène émouvante. Lannes a survécu pendant neuf jours avant de mourir de ses blessures.

Les derniers combats sérieux ont eu lieu autour d'Aspern, où Hiller a renouvelé son attaque vers 17 heures. Massena a réussi à retarder l'avance autrichienne pendant un certain temps, avant de finalement recevoir l'ordre de se retirer du village vers une briqueterie voisine en vue de l'évacuation à venir.

Conséquences

Cette nuit-là, les Français se retirèrent avec succès sur le pont réparé sur le Lobau, mettant fin à la bataille d'Aspern-Essling. Napoléon avait subi sa première défaite nette, échouant à la fois dans ses tentatives d'établir une tête de pont solide sur le Danube et dans ses efforts pour vaincre l'armée autrichienne le 22 mai. À bien des égards, les Français s'étaient en fait remarquablement bien comportés, repoussant une force beaucoup plus importante le 21 mai et menaçant de remporter une victoire significative le lendemain, bien qu'ils soient toujours en infériorité numérique. Les Autrichiens avaient prouvé qu'ils étaient capables de tenir leur terrain d'une manière qui n'aurait pas été possible quatre ans plus tôt, et au lendemain de la bataille, leur confiance a considérablement augmenté. Les deux camps ont subi des pertes similaires, les Autrichiens faisant état d'un chiffre de 22 900 tués, blessés, manqués ou capturés. Les pertes françaises sont moins certaines, mais étaient probablement autour de 20 000.

La nouvelle de la défaite de Napoléon se répandit dans toute l'Europe, rétablissant l'enthousiasme de nombre de ses adversaires, mais l'optimisme sera de courte durée. Les ponts reliant le Lobau à la rive sud du Danube ne sont réparés que le 24 mai, mais Charles ne saisit pas sa chance d'attaquer les Français alors qu'ils sont isolés sur l'île. Napoléon tira les leçons de sa défaite des 21-22 mai et passa les semaines suivantes à s'assurer que sa prochaine traversée du Danube serait réussie. Lobau était fermement connecté à la rive sud du Danube et l'île a été transformée en un immense camp armé. La planification minutieuse a porté ses fruits et la prochaine grande tentative de Napoléon pour traverser le Danube s'est soldée par une victoire à Wagram les 5 et 6 juillet 1809.

Livres

Page d'accueil napoléonienne | Livres sur les guerres napoléoniennes | Index des sujets : Guerres napoléoniennes


Aspern-Essling 1809 aujourd'hui

Un récent voyage à Vienne (Wien) avec un grand vieil ami a inspiré un voyage en dehors de la ville vers les champs de bataille voisins d'Aspern-Essling et de Wagram. Les deux champs de bataille sont situés très près de Vienne. Aspern-Essling est à environ 8 miles et Wagram à environ 12 miles au total. Depuis 1809, Vienne et ses environs ont beaucoup changé. C'est particulièrement le cas pour le champ de bataille d'Aspern-Essling. Faisant maintenant partie de l'agglomération de Vienne, il reste peu de ces petits villages jumeaux qui ont vu tant de combats intenses les 21 et 22 mai 1809. Mon bon ami et moi avons dû jouer au détective d'histoire pour trouver quoi que ce soit qui reste des sites aujourd'hui.

Au petit musée local de la bataille de Wagram, nous avons reçu des instructions générales d'un ancien conservateur australien du lieu, qui a décrit le célèbre grenier à Essling, le théâtre de tant de combats le deuxième jour de la bataille comme "Der Specht". Ce mot allemand littéraire signifie boulangerie, mais est peut-être l'expression la plus ancienne pour le site. En vain avons-nous essayé de le trouver en parcourant la zone périphérique tentaculaire de Vienne. Nous étions tellement découragés que nous l'avons mis en sac pour ce jour-là et avons décidé d'essayer plus tard dans la semaine.

Quelques jours plus tard, nous avons décidé de réessayer. Nous avons traversé le Danube sur la même route que nous avions essayée l'autre jour. Soudain, à droite, nous avons trouvé l'ancienne église du village d'Aspern avec son célèbre monument du Lion. Ici, les Austiens avaient créé un mémorial solennel montrant un lion blessé allongé sur des étendards français capturés. C'est une stature bien triste, qui montre à quel prix les Autrichiens ont remporté leur succès incomplet en 1809. Il y a aussi un petit musée privé ici, mais il n'est malheureusement ouvert que sur rendez-vous. Le village d'Aspern était défendu par la division du général Molitor du IVe corps du maréchal Masséna. Les Austrains l'assaillirent avec des formations massives comprenant le I Korps de Bellegarde et le II Korps de Hohenzollern. Les combats étaient serrés et meurtriers dans les rues confinées du village. Les Français, plus habiles à combattre en terrian brisé, ont réussi à tenir à distance les Austrains massés, mais l'église montrée ici a changé de mains à plusieurs reprises le premier jour de la bataille. Des centaines des deux côtés ont été tués et des milliers blessés dans cette petite zone. Aujourd'hui, le visiteur ne peut qu'imaginer à quoi ressemblait la scène car il ne reste rien de Aspern Village en plus de ces points de repère. Sur le côté de l'église se trouvent plusieurs plaques énumérant les noms des régiments d'infanterie d'Austrain qui ont pris d'assaut le village, ainsi qu'une plaque en français pour les blessures mortelles du maréchal Lannes du IIe corps français. Lannes a été blessé le deuxième jour de la bataille à un endroit quelque part entre les deux villages, mais il est commémoré ici.

L'église d'Aspern est active aujourd'hui et nous sommes tombés sur un mariage au moment de notre visite. Le prêtre local a eu la gentillesse de nous fournir une carte pour essayer de localiser "Der Specht" ou le grenier à Essling, à proximité. Lui et son ami nous ont informés que toute la zone faisait partie de l'île de Lobau, un parc national aujourd'hui. L'île de Lobau était le point d'étape Napoléon used pour enjamber le Danube avec des ponts flottants afin de traverser et de livrer bataille aux Autrichiens sous l'archiduc Charles. En 1809, la région était fortement boisée et contenait de nombreux marécages ainsi que de petits estuaires du Danube. Une grande partie de celle-ci a été recouverte de décharges, bien que l'île de Lobau semble être aujourd'hui un parc national et une réserve naturelle. À cet endroit, les agréables gardes du parc se sont livrés à nos efforts médiocres en allemand et ont répondu dans un anglais clair. Vienna est merveilleux de cette façon car presque tout le monde parle anglais. Au début, ils ne savaient pas où se trouvait le grenier (Der Specht), mais finalement une charmante jeune garde forestière a produit une copie d'une carte d'un collègue qui donnait une idée assez claire de son emplacement à Essling. Armés de cette information, nous avons roulé sur la route jusqu'à faire un léger virage où le grenier était clairement visible au milieu de l'Essling d'aujourd'hui. Enfin nous avions trouvé notre objectif ! Le site est une grande structure de trois étages où les troupes de la division du général Boudet l'ont défendu ainsi que le village. Aspern formait la gauche de la ligne française tandis qu'Essling était la droite. La zone entre les deux villages était un espace ouvert contenant des fossés d'inondation en 1809. Aujourd'hui, il y a peu de traces de quoi que ce soit montrant l'étendue de la ligne défensive française dans cette zone. La zone entre les deux villages a vu de nombreuses charges désespérées de cavalerie française alors que les lourds Curassiers de D'Espagne tentaient de ralentir l'avance autrichienne dans le centre. Ils ont été repoussés par les volées massives de l'infanterie autrichienne, étroitement placés dans leurs formations de masse divisionnaires. Cette réforme tactique a fait ses preuves contre les charges de cavalerie française non soutenues ce premier jour de bataille. De tout cela, seul le grenier est un rappel brutal de ce qui s'est passé ici il y a 200 ans. Des travaux de rénovation ont eu lieu sur la façade de l'immeuble. Encore une fois, il était fermé au moment de notre visite, mais les environs avaient une petite écurie avec des chevaux, ainsi qu'un tir à l'arc. Le bâtiment est peut-être encore utilisé. Le voici, dans un cadre paisible aujourd'hui. Le IV Korps de Rosenberg a tenté d'expulser les Français d'Essling le premier jour de la bataille. Ils ont eu peu de succès et la lutte carried sur le deuxième jour. Ici, le Grenier a été défendu par un bataillon de 400 hommes qui a été attaqué à plusieurs reprises par les Autrichiens. Les Français en infériorité numérique ont tenu bon, même les grenadiers d'élite australiens n'ont pas réussi à les déloger. Ces troupes choisies, attaquées par vagues qui allaient et venaient contre la solide structure du bâtiment, perdant des centaines de personnes dans le processus. Encore des milliers des deux côtéss ont été tués et blessés dans cette région qui apparaît aujourd'hui si paisible. Les enfants jouent et l'imposante structure fait partie de la communauté locale d'Essling. C'est comme il se doit, car le temps efface toutes les horreurs de la guerre.

A la fin du 22 mai 1809 Napoléon avait subi un premier revers sérieux dans sa carrière. Il avait tenté de traverser hardiment le Danube après avoir pris Vienne dans l'espoir d'amener rapidement l'archiduc Charles au combat. Au lieu de cela, sa conduite imprudente lui a coûté près de la moitié de son armée. Au cours de la première journée, les Austrains avaient fait flotter de gros obstacles sur la rivière, ce qui a coupé les pontons fragiles que les ingénieurs français avaient érigés à la hâte pour la traversée. Les Français étaient bloqués. D'une manière ou d'une autre, les pontons ont été réparés, permettant à Napoléon de croiser des troupes supplémentaires pour reprendre la bataille le 22. Il s'agissait du troisième corps du maréchal Lannes et de la garde impériale avec de l'artillerie et de la cavalerie supplémentaires.

La deuxième journée commence par une attaque déterminée de l'infanterie de Lannes qui fait quelques premiers progrès, mais qui est progressivement ralentie jusqu'à l'arrêt. Les Austrains amenèrent une batterie d'artillerie massive qui infligea des pertes horribles aux colonnes d'attaque françaises. C'est à ce moment-là que le brave Marshall Lannes a été mortellement blessé en essayant de maintenir ses divisions brisées ensemble. Lorsqu'ils se replièrent, seule la Garde était là pour tenir la ligne française. Plutôt que d'attaquer ces célèbres vétérans, les Autrichiens ont pris du recul et ont pilonné leurs rangs avec plus de 100 canons. La Garde a tenu bon tout l'après-midi. Debout rigidement au garde-à-vous, pour montrer leur dédain, beaucoup de ces vétérans ont subi des membres brisés par le tir solide de l'artillerie Austrain qui a labouré leurs rangs. Leur noble position tenait la ligne de Napoeon entre les deux villages. Vers la fin de la journée, plusieurs bataillons de la moyenne garde sont utilisés pour reprendre Essling et le Grenier.

À la fin du 22 mai, la position des Napoléoniens était presque sans espoir. Les Autrichiens avaient fait flotter un grand moulin sur la rivière qui a finalement fait s'effondrer les pontons. S'ils avaient tiré leur avantage de quelque manière que ce soit, ils auraient pu jeter les Français complètement dans le Danube. Comme c'était le cas, ils sont passés très près de la défaite. Seule la réputation de Napoléon l'a sauvé de la calamité. Sa réputation et la léthargie de la structure de commandement autrichienne que même le talentueux archiduc Charles ne pouvait rendre plus efficace. Les deux camps ont lourdement perdu. Les Austrains comptaient 5 500 morts et plus de 18 000 blessés. La perte française dépassait les 26 000 au total. Napoléon a réussi à retirer son armée battue sur les pontons restants vers l'île de Lobau où il envisagerait son prochain mouvement. Six semaines plus tard, il wtraverserait à nouveau pour livrer sa bataille clamatique de Wagram.

The 1809 battles around Vienna were Napolean's last hard fought victories. The quality of his army had declined since the golden days of Austerlitz in 1805, and the Austrains had improved enough to give him a really hard run in 1809. Aspern-Essling was Austria's only major success against him. It is surprising that the remaining few sites are not better marked for the visitor to enjoy. Even in Austria there is a general lack for preserving the past. We in the USA are not the only ones who don't safegaurd our history. In fact we do a pretty good job with many of our battlefields in comparison. At Aspern-Essling the visitor will not find a beautifully preserved battlefield park like Gettysburg. Only a few monuments remain. It is hoped with the 200th anniversary coming in 2009 that the Austrain government will put some effort into better marking and preserving these sites where so many brave souls fought and died in 1809.


Napoleonic Wars: Battle of Aspern-Essling

The Battle of Aspern-Essling was fought May 21-22, 1809, and was part of the Napoleonic Wars (1803-1815).

Armies & Commanders:

Battle of Aspern-Essling Overview:

Occupying Vienna on May 10, 1809, Napoleon paused only briefly as he wished to destroy the Austrian army led by Archduke Charles. As the retreating Austrians had destroyed the bridges over the Danube, Napoleon moved downstream and began erecting a pontoon bridge across to the island of Lobau. Shifting his troops to Lobau on May 20, his engineers completed work on a bridge to the far side of the river that night. Immediately pushing units under Marshals André Masséna and Jean Lannes across the river, the French quickly occupied the villages of Aspern and Essling.

Watching the Napoleon's movements, Archduke Charles did not oppose the crossing. It was his goal to allow a sizable part of the French army to cross, then attack it before the rest could come to its aid. While Masséna's troops took positions in Aspern, Lannes moved a division into Essling. The two positions were connected by a line of French troops stretched across a plain known as the Marchfeld. As French strength increased, the bridge became increasingly unsafe due to rising flood waters. In an effort to cut off the French, the Austrians floated timbers which severed the bridge.

His army assembled, Charles moved to attack on May 21. Focusing his efforts on the two villages, he sent General Johann von Hiller to attack Aspern while Prince Rosenberg assaulted Essling. Striking hard, Hiller captured Aspern but was soon thrown back by a determined counterattack by Masséna's men. Surging forward again, the Austrians were able to secure half of the village before a bitter stalemate ensued. At the other end of the line, Rosenberg's assault was delayed when his flank was attacked by French cuirassiers. Driving off the French horsemen, his troops encountered stiff resistance from Lannes' men.

In an effort to relieve pressure on his flanks, Napoleon sent forward his center, consisting solely cavalry, against the Austrian artillery. Repulsed in their first charge, they rallied and succeeded in driving off the enemy guns before being checked by Austrian cavalry. Exhausted, they retired to their original position. At nightfall, both armies camped in their lines while French engineers worked feverishly to repair the bridge. Completed after dark, Napoleon immediately began shifting the troops from Lobau. For Charles, the opportunity to win a decisive victory had passed.

Shortly after dawn on May 22, Masséna launched a large-scale attack and cleared Aspern of the Austrians. While the French were attacking in the west, Rosenberg assaulted Essling in the east. Fighting desperately, Lannes, reinforced by General Louis St. Hilaire's division, was able to hold and force Rosenberg out of the village. Seeking to retake Aspern, Charles sent Hiller and Count Heinrich von Bellegarde forward. Attacking Masséna's tired men, they were able to capture the village. With possession of the villages changing hands, Napoleon again sought a decision in the center.

Attacking across the Marchfeld, he broke through the Austrian line at the junction of Rosenberg and Franz Xavier Prince zu Hohenzollern-Hechingen's men. Recognizing that the battle was in the balance, Charles personally led forward the Austrian reserve with a flag in hand. Slamming into Lannes' men on the left of the French advance, Charles halted Napoleon's attack. With the assault failing, Napoleon learned that Aspern had been lost and that the bridge had again been cut. Realizing the danger of the situation, Napoleon began retreating into a defensive position.

Taking heavy casualties, Essling was soon lost. Repairing the bridge, Napoleon withdrew his army back to Lobau ending the battle.

Battle of Aspern-Essling - Aftermath:

The fighting at Aspern-Essling cost the French around 23,000 casualties (7,000 killed, 16,000 wounded) while the Austrians suffered around 23,300 (6,200 killed/missing, 16,300 wounded, and 800 captured). Consolidating his position on Lobau, Napoleon awaited reinforcements. Having won his nation's first major victory over the French in a decade, Charles failed to follow up on his success. Conversely, for Napoleon, Aspern-Essling marked his first major defeat in the field. Having allowed his army to recover, Napoleon again crossed the river in July and scored a decisive victory over Charles at Wagram.


Order of battle

Kaiserlich-Königliche Hauptarmee, under the command of Charles of Austria: [5]

  • 3rd Column (VI Corps), Hiller:
    • Vanguard: Nordmann
    • Div. Kottulinsky
    • Div. Vincent
    • 2nd Column (I Corps), Bellegarde:
      • Div. Fresnel
      • Div. Vogelsang
      • Div. Ulm
      • Div. Notitz
      • 3rd Column (II Corps), Hohenzollern-Hechingen:
        • avant-garde
        • Div. Brady
        • Div. Weber
        • 4th Column (IV Corps), Rosenberg/Dedovich:
          • Div. Klenau
          • Div. Dedovich
          • 5th Column (a part of IV Corps), Rosenberg/Hohenlohe:
            • Vanguard: Rohan
            • Div. Hohenlohe
            • Reserve Corps, Liechtenstein:
              • Div. Hessen-Homburg
              • Div. Kienmayer
              • Div. of grenadiers, Lindenau
              • Div. of grenadiers, d'Aspre

              TOTAL: 99𧄀 men 84𧄀 infantry, 14𧇺 cavalry, 288 guns

              Grande Armée d'Allemagne, under the command of Napoleon I: [6]

                :
                • Div. 1 (Young Guard): Curial
                • Div. 2 (Old Guard): Dorsenne
                • Div. 3 (cavalry): Arrighi
                • II Corps, Lannes † :
                  • Div. Tharreau
                  • Div. Claparède
                  • Div. Saint-Hilaire †
                  • Div. of reserve, Demont (unengaged)
                  • IV Corps, Masséna:
                    • Div. Legrand
                    • Div. Carra Saint-Cyr
                    • Div. Molitor
                    • Div. Boudet
                    • Brick. Marulaz (cavalry)
                    • Div. Lasalle (cavalry)
                    • Cavalry Reserve Corps, Bessières:
                      • Div. Nansouty
                      • Div. Saint-Sulpice
                      • Div. d'Espagne †

                      TOTAL (on 22 May): 77𧄀 men 67𧄀 infantry, 10𧄀 cavalry, 152 guns


                      Battle of Aspern-Essling, 21-22 May 1809 - History

                      The battle of Aspern-Essling to me is a classic French/Austrian Napoleonic engagement. Playing this battle in 28mm is a very challenging feat given the size of the forces involved. When I looked at this scenario I considered pairing it down to just the fighting around Aspern - focusing on Massena and Hiller - but I decided to inside try to encapsulate the majority of the engagement.

                      This of course meant I had to compress the battlefield and forces into something that would be abstractly representative of the force composition while still providing a fun and balanced game.

                      The scenario map is below along with a terrain key. I'm using three fur mats to build out this table - the "top" part of the map is two 4 by 6 foot mats and the "bottom" is a single 4 by 4 foot mat. For the pontoon bridges I using the excellent Perry Miniatures sets (FN182, FN183, and FN184). I wanted to include the river and bridges for extra visual possibility - and to add some variation into the scenario.

                      I've included the map below that shows the deployment areas for each formation.


                      Battle of Aspern-Essling - Encyclopedia

                      ASPERN - ESSLING, Battle Of (1809), a battle fought on the 21st and 22nd of May 1809 between the French and their allies under Napoleon and the Austrians commanded by the archduke Charles (see Napoleonic Campaigns). At the time of the battle Napoleon was in possession of Vienna, the bridges over the Danube had been broken, and the archduke's army was on and about the Bisamberg, a mountain near Korneuburg, on the left bank of the river. The first task of the French was the crossing of the Danube. Lobau, one of the numerous islands which divide the river into minor channels, was selected as the point of crossing, careful preparations were made, and on the night of the 19th-20th of May the French bridged all the channels from the right bank to Lobau and occupied the island. By the evening of the 10th great masses of men had been collected there and the last arm of the Danube, between Lobau and the left bank, bridged. Massena's corps at once crossed to the left bank and dislodged the Austrian outposts. Undeterred by the news of heavy attacks on his rear from Tirol and from Bohemia, Napoleon hurried all available troops to the bridges, and by daybreak on the 21st, 40,000 men were collected on the Marchfeld, the broad open plain of the left bank, which was also to be the scene of the battle of Wagram. The archduke did not resist the passage it was his intention, as soon as a large enough force had crossed, to attack it before the rest of the French army could come to its assistance. Napoleon had, of course, accepted the risk of such an attack, but he sought at the same time to minimize it by summoning every available battalion to the scene. His forces on the Marchfeld were drawn up in front of the bridges facing north, with their left in the village of Aspern (Gross-Aspern) and their right in Essling (or Esslingen). Both places lay close to the Danube and could not therefore be turned Aspern, indeed, is actually on the bank of one of the river channels. But the French had to fill the gap between the villages, and also to move forward to give room for the supports to form up.

                      Whilst they were thus engaged the archduke moved to the attack with his whole army in five columns. Three under Hiller, Bellegarde and Hohenzollern were to converge upon Aspern, the other two, under Rosenberg, to attack Essling. The Austrian cavalry was in the centre, ready to move out against any French cavalry which should attack the heads of the columns. During the 21st the bridges became more and more unsafe, owing to the violence of the current, but the French crossed without intermission all day and during the night. The battle began at Aspern Hiller carried the village at the first rush, but Massena recaptured it, and held his ground with the same tenacity as he had shown at Genoa in 1800. The French infantry, indeed, fought on this day with the old stubborn bravery which it had failed to show in the earlier battles of the year. The three Austrian columns fighting their hardest through the day were unable to capture more than half the village the rest was still held by Massena when night fell. In the meanwhile nearly all the French infantry posted between the two villages and in front of the bridges had been drawn into the fight on either flank. Napoleon therefore, to create a diversion, sent forward his centre, now consisting only of cavalry, to charge the enemy's artillery, which was deployed in a long line and firing into Aspern. The first charge of the French was repulsed, but the second attempt, made by heavy masses of cuirassiers, was more serious. The French horsemen, gallantly led, drove off the guns, rode round Hohenzollern's infantry squares, and routed the cavalry of Lichtenstein, but they were unable to do more, and in the end they retired to their old position. In the meanwhile Essling had been the scene of fighting almost as desperate as that of Aspern. The French cuirassiers made repeated charges on the flank of Rosenberg's force, and for long delayed the assault, and in the villages Lannes with a single division made a heroic and successful resistance, till night ended the battle. The two armies bivouacked on their ground, and in Aspern the French and Austrians lay within pistol shot of each other. The latter had fought fully as hard as their opponents, and Napoleon realized that they were no longer the professional soldiers of former campaigns. The spirit of the nation was in them and they fought to kill, not for the honour of their arms. The emperor was not discouraged, but on the contrary renewed his efforts to bring up every available man. All through the night more and more French troops were put across.

                      At the earliest dawn of the 22nd the battle was resumed. Massena swiftly cleared Aspern of the enemy, but at the same time Rosenberg stormed Essling at last. Lannes, however, resisted desperately, and reinforced by St Hilaire's division, drove Rosenberg out. In Aspern Massena had been less fortunate, the counter-attack of Hiller and Bellegarde being as completely successful as that of Lannes and St Hilaire. Meantime Napoleon had launched a great attack on the Austrian centre. The whole of the French centre, with Lannes on the right and the cavalry in reserve, moved forward. The Austrian line was broken through, between Rosenberg's right and Hohenzollern's left, and the French squadrons poured into the gap. Victory was almost won when the archduke brought up his last reserve, himself leading on his soldiers with a colour in his hand. Lannes was checked, and with his repulse the impetus of the attack died out all along the line. Aspern had been lost, and graver news reached Napoleon at the critical moment. The Danube bridges, which had broken down once already, had at last been cut by heavy barges, which had been set adrift down stream for the purpose by the Austrians. Napoleon at once suspended the attack. Essling now fell to another assault of Rosenberg, and though again the French, this time part of the Guard, drove him out, the Austrian general then directed his efforts on the flank of the French centre, slowly retiring on the bridges. The retirement was terribly costly, and but for the steadiness of Lannes the French must have been driven into the Danube, for the archduke's last effort to break down their resistance was made with the utmost fury. Only the complete exhaustion of both sides put an end to the fighting. The French lost 4 4,000 out of 90,000 successively engaged, and amongst the killed were Lannes and St Hilaire. The Austrians, 75,000 strong, lost 23,360. Even this, the first great defeat of Napoleon, did not shake his resolution. The beaten forces were at last withdrawn safely into the island. On the night of the 22nd the great bridge was repaired, and the army awaited the arrival of reinforcements, not in Vienna, but in Lobau.


                      Bible Encyclopedias

                      Battle Of (1809), a battle fought on the 21st and 22nd of May 1809 between the French and their allies under Napoleon and the Austrians commanded by the archduke Charles (see Napoleonic Campaigns). At the time of the battle Napoleon was in possession of Vienna, the bridges over the Danube had been broken, and the archduke's army was on and about the Bisamberg, a mountain near Korneuburg, on the left bank of the river. The first task of the French was the crossing of the Danube. Lobau, one of the numerous islands which divide the river into minor channels, was selected as the point of crossing, careful preparations were made, and on the night of the 19th-20th of May the French bridged all the channels from the right bank to Lobau and occupied the island. By the evening of the 10th great masses of men had been collected there and the last arm of the Danube, between Lobau and the left bank, bridged. Massena's corps at once crossed to the left bank and dislodged the Austrian outposts. Undeterred by the news of heavy attacks on his rear from Tirol and from Bohemia, Napoleon hurried all available troops to the bridges, and by daybreak on the 21st, 40,000 men were collected on the Marchfeld, the broad open plain of the left bank, which was also to be the scene of the battle of Wagram. The archduke did not resist the passage it was his intention, as soon as a large enough force had crossed, to attack it before the rest of the French army could come to its assistance. Napoleon had, of course, accepted the risk of such an attack, but he sought at the same time to minimize it by summoning every available battalion to the scene. His forces on the Marchfeld were drawn up in front of the bridges facing north, with their left in the village of Aspern (Gross-Aspern) and their right in Essling (or Esslingen). Both places lay close to the Danube and could not therefore be turned Aspern, indeed, is actually on the bank of one of the river channels. But the French had to fill the gap between the villages, and also to move forward to give room for the supports to form up.

                      Whilst they were thus engaged the archduke moved to the attack with his whole army in five columns. Three under Hiller, Bellegarde and Hohenzollern were to converge upon Aspern, the other two, under Rosenberg, to attack Essling. The Austrian cavalry was in the centre, ready to move out against any French cavalry which should attack the heads of the columns. During the 21st the bridges became more and more unsafe, owing to the violence of the current, but the French crossed without intermission all day and during the night. The battle began at Aspern Hiller carried the village at the first rush, but Massena recaptured it, and held his ground with the same tenacity as he had shown at Genoa in 1800. The French infantry, indeed, fought on this day with the old stubborn bravery which it had failed to show in the earlier battles of the year. The three Austrian columns fighting their hardest through the day were unable to capture more than half the village the rest was still held by Massena when night fell. In the meanwhile nearly all the French infantry posted between the two villages and in front of the bridges had been drawn into the fight on either flank. Napoleon therefore, to create a diversion, sent forward his centre, now consisting only of cavalry, to charge the enemy's artillery, which was deployed in a long line and firing into Aspern. The first charge of the French was repulsed, but the second attempt, made by heavy masses of cuirassiers, was more serious. The French horsemen, gallantly led, drove off the guns, rode round Hohenzollern's infantry squares, and routed the cavalry of Lichtenstein, but they were unable to do more, and in the end they retired to their old position. In the meanwhile Essling had been the scene of fighting almost as desperate as that of Aspern. The French cuirassiers made repeated charges on the flank of Rosenberg's force, and for long delayed the assault, and in the villages Lannes with a single division made a heroic and successful resistance, till night ended the battle. The two armies bivouacked on their ground, and in Aspern the French and Austrians lay within pistol shot of each other. The latter had fought fully as hard as their opponents, and Napoleon realized that they were no longer the professional soldiers of former campaigns. The spirit of the nation was in them and they fought to kill, not for the honour of their arms. The emperor was not discouraged, but on the contrary renewed his efforts to bring up every available man. All through the night more and more French troops were put across.

                      At the earliest dawn of the 22nd the battle was resumed. Massena swiftly cleared Aspern of the enemy, but at the same time Rosenberg stormed Essling at last. Lannes, however, resisted desperately, and reinforced by St Hilaire's division, drove Rosenberg out. In Aspern Massena had been less fortunate, the counter-attack of Hiller and Bellegarde being as completely successful as that of Lannes and St Hilaire. Meantime Napoleon had launched a great attack on the Austrian centre. The whole of the French centre, with Lannes on the right and the cavalry in reserve, moved forward. The Austrian line was broken through, between Rosenberg's right and Hohenzollern's left, and the French squadrons poured into the gap. Victory was almost won when the archduke brought up his last reserve, himself leading on his soldiers with a colour in his hand. Lannes was checked, and with his repulse the impetus of the attack died out all along the line. Aspern had been lost, and graver news reached Napoleon at the critical moment. The Danube bridges, which had broken down once already, had at last been cut by heavy barges, which had been set adrift down stream for the purpose by the Austrians. Napoleon at once suspended the attack. Essling now fell to another assault of Rosenberg, and though again the French, this time part of the Guard, drove him out, the Austrian general then directed his efforts on the flank of the French centre, slowly retiring on the bridges. The retirement was terribly costly, and but for the steadiness of Lannes the French must have been driven into the Danube, for the archduke's last effort to break down their resistance was made with the utmost fury. Only the complete exhaustion of both sides put an end to the fighting. The French lost 4 4,000 out of 90,000 successively engaged, and amongst the killed were Lannes and St Hilaire. The Austrians, 75,000 strong, lost 23,360. Even this, the first great defeat of Napoleon, did not shake his resolution. The beaten forces were at last withdrawn safely into the island. On the night of the 22nd the great bridge was repaired, and the army awaited the arrival of reinforcements, not in Vienna, but in Lobau.


                      Blunders on the Danube

                      Another view of the setup, looking towards Aspern from the Austrian lines.

                      An eye level view of the Set-up.

                      Austrian troops near Essling

                      A view of the long central portion of the battlefield. Note how sparse the French defenders are, compared with the masses of Austrians approaching in the distance.

                      A close up view of Essling and the far end of the battlefield.

                      The Austrians surge to the attack at the village of Aspern.

                      Heavy fighting around the church at Aspern, which was destroyed in the process of the two day, bitterly fought battle.

                      Cavalry combat swirls around the road and its associated berm.

                      David moves the Austrians of his command to the attack near the village of Aspern.

                      "Just don't roll a 'one' on that D20 Leader Survival check, and you'll be fine."

                      "Uh. Ooops!" A field ambulance picks up a fallen Austrian general.

                      (For Field of Battle Veterans, we 'Rats use a D20 for leader survival checks instead of the D20 called for in the rules otherwise we find there are too many leader casualties for our tastes, and that slows the game down considerably)

                      "Sacre-bleu, Mon Capitan - zere are so many whitecoats out on ze Marchfeld it looks like ze snowstorm in Grenoble!"

                      In this version, the Austrian attackers have swept the French from the Church early on, and are now pressing the assault on the rest of Aspern with grim determination.

                      Smelling Frog blood, the White Menace has infiltrated across the branch of the Danube onto the Gemeinde Au, and from thence are launching a separate attack on the "back" side of Aspern.

                      Darren moves his Austrians carefully forward on the attack!

                      The French are down to just one remaining building that they are clinging to, heavily outnumbered by the fired-up Austrians!

                      As the day draws to a close, masses Austrian Infantry prepare to attack Essling as well.


                      This game ended with a marginal victory for the Austrians, but had the action continued on into the second day, it is hard to see how the French would avoid defeat. Faced with this situation, Napoleon might well have withdrawn overnight rather than fighting on another day, hoping to snatch a victory from the jaws of defeat.

                      I found these games very helpful in understanding better just how heavily outnumbered the French really were, and yet how much difficulty the Austrians had in bringing those numbers to bear effectively, especially in the center, where at first glance it seems the Austrians will clearly sweep the sparse defenders away with little ado. Somehow, that never happened in either game, although the French defenders are stretched extremely thinly between the bastions formed by the two villages.


                      Aspern-Essling: A Debrief

                      There is some debate--at least as far as I'm concerned--as to whether this was Napoleon's first defeat (see my previous post on Arcola). It was certainly an object lesson in strategic overreach and operational blundering. But here are the things my ex-intelligence officer's brain thinks are important for a command debrief:

                      Napoleon's impetuosity lays a trap for himself.

                      Napoleon's first mistake, it seems to me, was his unsubstantiated feeling that he had to get across the river as soon as possible to take Charles out. Rather than use his up-to-then highy efficient intelligence services, or his cavalry reconnaissance to find out where Charles was and what he was doing, Napoleon just leapt to the conclusion that he was skulking up north at Br ü nn (like Kutusov had done in the 1805 campaign) and that he should jump over the Danube and rush up there to snuff him out before Charles had time to outflank him and recross the Danube upstream. This impatience also compelled him to ignore operational prudence in A) getting his forces in hand and B) taking time to build a solid bridge. This led to another mistake:

                      This was the wrong time of year for a river crossing.

                      It was clearly a bad time of year to attempt a hasty crossing of the Danube. It was late spring and the river was in spate, rising as much as six feet above normal from all the melting snows from the Alps. As every river does every spring--at least the ones that flow through woodsy country--it also carried with it tons of lethal debris in the form of logs and clumbs of uprooted vegetation. That's just what rivers do. To ignore this natural state of the river, and the prudent advice of his engineers, was crazy.

                      Relying on luck as a strategic advantage

                      Napoleon, as I've pointed out, believed in his own lucky star. He may have been clever, a brilliant strategist, an astute tactician, but all of this was overshadowed by his greatest weakness, his quaint superstition. He believed that the real reason he had won the battles and wars he had thus far was primarily due to his own destiny. Fate had chosen him. So when presented with practical impediments like. Oh. a flooded river, he thought that his guiding star would trump those. But anybody who has ever had a winning streak in dice, for instance, knows (or should know) that sooner or later your streak ends. Murphy's law hadn't been stated yet, but common sense should have told Napoleon (as it evidently did Bertrand the Bridge-Builder) that while audacity has its rewards, it's better to stack the cards in your favor and plan for the worst.

                      Charles was at his best today.

                      Throughout the battle Archduke Charles had never been a more magnificent leader. He tirelessly galloped all over the field, directing attacks, moving reinforcements, and rallying troops. He even personally risked his life leading faltering battalions back into the volcano. Part of the reason, I think, his army did so well, was his charismatic presence. While Napoleon held back, wisely but cooly directing the battle, or trusting his subordinates like Massena and Lannes from a central, but rearward headquarters, Charles' headquarters was in the saddle. It was in this battle that the Austrian commander showed his true mettle. He was never intimidated by Napoleon, and Napoleon, for the first time (once the bridges started breaking), seemed to have lost his confidence.

                      Irregular warfare makes a difference.

                      The Austrians certainly took advantage of the flooding Danube. Not just relying on nature's log jams to break up the French bridge, the men of Reuss' V Korps upstream sent lots of fireboats and extra logs downstream to crash into the single span. This culminated in their greatest project, the firebomb of the floating mill, which had spectacular success. There certainly must have been great cheering from them. Of course, to the French, it probably felt underhanded and like dirty warfare--irregular war always does. But from the Austrian persepctive this activity, while underhanded, was also the most effective tactic and the cheapest in terms of blood and treasure (that is, if you don't count the loss to the family who owned the floating mill--I certainly hoped they were recompensed by the state for their sacrifice).

                      This was like modern, urban warfare.

                      Another distinctive feature of Aspern-Essling was how much the parts of it resembed modern, urban combat. As contrasted with the linear, shoulder-to-shoulder tactics of horse-and-musket warfare of the period, the fighting in the burning little towns on the two wings of the battlefield were hand-to-hand vicious, and personal, involving small units and going on for hours at a time without advantage going either way. Small groups would have to break into each house and usually kill the defenders up close, taking terrible casualties themselves. So in those ends of the battle, the battle resembled World War II in Europe or even Falluja in Iraq.

                      Another Myrbach illustration of the Young Guard infantry fighting in the streets of Essling. Though imagined almost a century after the event, Myrbach has probably captured the gritty nature of street fighting accurately. While the two villages had not been prepared for defense, the troops on both sides used the ruined, burned-out buildings as street-fighters of World War II would have. They would have also undoubtedly dragged out furniture to make barricades.

                      The Central Position has its limits.

                      The doctrine of the Central Position states that, all things being equal, the side that occupies interior lines has a decided advantage over the side which surrounds him. This prinicple was certainly in play at Aspern-Essling in that Charles had trouble coordinating the timing of all of his concentric attacks on the French, in their central position.
                      But all things in this battle weren't equal. As we've seen, Napoleon may have enjoyed interior lines, but his lines were cut off frequently at the water's edge. Without reinforcements or resupply he was doomed. Also, when an enemy has overwhelming numerical superiority, as Charles did, the central positon can be overcome by sheer force.
                      That Napoleon, with his inferior force, was able to hold off the Austrian onslaught as long as he did, and was able to safely pull back his army intact (minus his horrendous casualties see below), was probably due to his central position. But that didn't allow him to win the battle.

                      The Austrians were a different class of soldiers this time.

                      Thanks to the previous four years of complete reorganization and rethinking of tactical doctrine in the Austrian army, the army that faced Napoleon in 1809 was not the same as he had faced in 1805, or 1800, or 1796. In terms of professionalism and even elan, it was on a par with the French. And the new reliance on columnar formations, including the flexible battalionmasse which could be turned into an effective square in seconds, meant the Austrian infantry was safe against the massed French cavalry charges. Ironically, these new tactics were a throwback to the Spanish tercio of two centuries before, or even to the Macadonian phalanx. But they worked.
                      Another thing that stood out in this battle was that the Austrian soldier was far more motivated than he ever had been before. While some of the older officers were holdouts to ancien regime culture, the French Revolution and the new spirit of nationalism it invoked had spread to France's enemies. They were fighting to throw out the invader, to defend their homeland, and not to preserve a despotic aristocracy.
                      It was probably this new spirit, combined with the training that had given the troops confidence, that most motivated the Austrians to fight as long and as hard as they did at Aspern-Essling. That and the fact that the quality of many of Napoleon's troops was not what it was.

                      Horrendous casualties

                      Aspern-Essling, as I said at the beginning of this article, was a huge battle. In terms of combatants, it was larger than Gettysburg or any other Civil War battle. It was as big as the biggest of the Napoleonic Wars thus far and in the same league as any of the big European land battle in the previous century. It was also one of the longest, lasting two days. It was not a skirmish.
                      It was also one of the bloodiest. The Austrians precisely calibrated their losses at 23,340. The French, whose figures were probably purposely left vague for propaganda reasons, were estimated to have suffered 23,000 casualties. This makes, for the Austrian side, a loss rate of 22% and for the French 31%. All told, some 46,000 people were killed or wounded (and since the rate of death from wounds was much higher than today, owing to the primitive nature of battlefied care, we can assume the majority of those died shortly thereafter). This ranks Aspern-Essling up there with Gettysburg and Antietam and Waterloo in terms of the scale of lethality.
                      As military historian Gwyn Dyer once put it about another battle, imagine a fully loaded jumbo jet crashing onto the same field every six minutes, one after another for straight 19 hours, and that should give you a feel for the scale of the human disaster that was a battle like Aspern-Essling.


                      The area is known because of the Battle of Aspern-Essling, which was fought in the nearby Lobau on May 21 and May 22, 1809. In that battle, the Austrian army, led by Archduke Charles, repelled an advance by Napoleon it was the closest the French emperor had come to being defeated since his rise to power. In 1858, a large stone lion sculpture was installed in front of St. Martin's Church to commemorate the battle and the Austrian soldiers who died to repel Napoleon.

                      In 1904, the formerly independent village was incorporated into Vienna as part of the 21st district, Floridsdorf. Only in 1946 did it become part of the newly created 22nd district, Donaustadt.

                      In 1912, the Aspern Airfield was inaugurated. It remained the center of Austrian civil and military aviation until World War II. After the war, it was used by Soviet occupation forces. Replaced by Vienna International Airport near Schwechat in 1954, it was closed in 1977. In 1982 an engine and transmissions plant for Opel Wien was constructed on part of the former airfield. In 2004 Opel donated part of its property as a base for the Christophorus Emergency Helicopter Service which is since 5 April 2017 in Landstraße the 3rd municipal District of Vienna. Another part of the former airfield now serves as a training facility for ARBOE, the other major Austrian automobile club. An extension of the U-Bahn Line U2 to Aspern opened in October 2010.

                      There is a new city project, the Seestadt Aspern, [2] on an artificial lake to be built with community houses, cooperative houses, shops and offices around it. The City of Vienna is trying to develop the former airfield. A move of the Vienna University of Technology to Aspern was considered, but the idea was discarded after university staff and students expressed their disapproval.


                      Voir la vidéo: Cossacks II: Battle for Europe - Schlacht von Aspern-Essling


Commentaires:

  1. Elston

    Désolé, le sujet a emmêlé. Est enlevé

  2. Anastasio

    Je veux dire que tu n'as pas raison. Entrez nous discuterons. Écrivez-moi en MP.

  3. Tygorr

    Vous n'êtes pas correcte. Je suis sûr. Discutons.



Écrire un message