La marine française et la Première Guerre mondiale

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Après 1870, la France craignait une attaque terrestre de l'armée allemande. Le gouvernement décide donc de se concentrer sur la constitution de son armée française pour protéger ses frontières des attaques. Cela s'est traduit par une baisse des dépenses consacrées à la marine française.

L'essor de la marine allemande au début du XXe siècle oblige le gouvernement français à revoir sa politique de défense. En conséquence, les dépenses de la marine française ont presque doublé entre 1910 et 1914.

En 1914, la Marine française possédait 2 dreadnoughts modernes, 32 croiseurs, 86 destroyers, 19 cuirassés (conception pré-dreadnought) et 34 sous-marins.


Deux dragueurs de mines français dans le lac Supérieur

Navarindragueur de mines chalutier de classe flottant à Thunder Bay, Ontario, Canada (Lake Superior Magazine)

La Canadian Car and Foundry Company était une aciérie et une entreprise de fabrication de véhicules, originaire de Montréal mais avec un site dans ce qui deviendrait une partie de Thunder Bay, en Ontario. À cette époque, il s'appelait Fort William, et c'est à cet endroit que le Inkerman et Cérisoles ont été construits en 1918, avec leurs dix navires jumeaux qui ont été livrés avec succès à la possession du gouvernement français. La marine française avait engagé Canadian Car and Foundry pour construire ces douze dragueurs de mines au cours de la dernière année de la Première Guerre mondiale, malgré le fait que Canadian Car and Foundry n'avait jamais eu l'habitude de construire des navires, en particulier des navires de guerre. Ce contrat est l'une des raisons pour lesquelles Canadian Car and Foundry a enregistré des bénéfices substantiellement plus élevés au cours de l'exercice 1918 qu'en 1915 ou 1920, par exemple. Les Inkerman et Cérisoles étaient les deux derniers de ces navires construits, et au moment où ils ont été achevés, l'armistice entre les Alliés et les puissances centrales avait été déclaré à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de cette année.

Navarindragueur de mines chalutier de classe -amarré à Thunder Bay, Ontario, Canada (Lake Superior Magazine).

Ces navires ont été conçus pour être des dragueurs de mines en temps de guerre, spécifiquement pour éliminer les mines allemandes de la Manche et ainsi assurer la sécurité de la navigation entre l'Angleterre, la France et d'autres nations, mais ils ont également été conçus pour être facilement convertis en chalutiers de pêche après service d'après-guerre. Les douze navires construits par la Canadian Car and Foundry Company à Fort William ont été construits avec cette fonction d'après-guerre à l'esprit, et pour cette raison, ils ont été désignés comme «chalutiers dragueurs de mines» ou «chalutiers» en français. Ils étaient construits avec des coques en bois sur des cadres en acier de 140 pieds de long, et chacun d'eux déplaçait 630 tonnes et disposait de quatre compartiments étanches indépendants pour éviter de couler. Ces douze navires particuliers étaient de la Navarin classe de dragueurs de mines chalutiers, du nom du premier du groupe construit, qui à son tour a probablement été nommé pour la bataille de Navarin en octobre 1827, une victoire pour les forces navales françaises aux côtés de leurs alliés britanniques et russes. Les neuf premiers des Navarin classe a navigué pour la France avant l'achèvement des navires dont cette histoire est racontée.

Peinture à l'aquarelle du Inkerman et Cérisoles par le révérend Edward J. Dowling ( Lake Superior Magazine ).

Premier lieutenant Marcel Adrien Jean Leclerc, commandant de la flottille de trois navires ( Lake Superior Magazine ).

Les trois derniers navires construits dans le cadre de ce contrat, le Inkerman, les Cérisoles, et le Sébastopol (tous nommés pour les victoires françaises dans la guerre de Crimée) ont quitté Thunder Bay pour se rendre à Sault Ste. Marie et éventuellement la France via la Voie maritime du Saint-Laurent. Les trois d'entre eux ont voyagé au sud de la ville de leur origine, et le navire de tête, Sébastopol, a dépassé l'Isle Royale avant que le vent ne se lève et que les vagues ne commencent à grandir. Le commandant de ce petit groupe de dragueurs de mines, le premier lieutenant Marcel Leclerc, a tourné la formation vers le sud avec le plan de passer Copper Harbour, de contourner la pointe de la Keweenaw et de s'abriter dans les eaux protégées de la baie de Bete Grise. C'est dans le corps principal du grand lac, entre l'île Passage, près de l'extrémité nord de l'île Royale, et Copper Harbour, que les trois navires se sont perdus de vue. L'officier responsable a vu son navire, le Sébastopol, rejoignez les eaux abritées, mais non sans peine. Le blizzard qui les a frappés a été enregistré pour avoir des vents allant jusqu'à cinquante milles à l'heure et des vagues jusqu'à trente pieds de hauteur, et on pourrait donc dire que les navires de dragage de mines français ont fait face aux coups de vent de novembre qu'un chanteur et compositeur canadien a fait célèbres décennies plus tard. Un des marins à bord du navire du premier lieutenant Leclerc Sébastopol a été noté comme décrivant la tempête comme mettant sa vie en danger, affirmant que les marins devaient préparer les canots de sauvetage et se préparer à quitter le navire, et qu'il s'était déjà livré à Dieu. Les Sébastopolle compartiment moteur de s a été inondé, et les feux de charbon qui étaient responsables de la propulsion du navire ont été presque éteints. Après au moins une journée à endurer la tempête, le premier lieutenant Leclerc et son navire ont finalement atteint des eaux sûres et finalement les écluses de Soo à l'extrémité est du lac Supérieur.

Pendant et immédiatement après les tempêtes, le premier lieutenant Leclerc n'a vu ni entendu aucun signe de ses deux navires compagnons, le Inkerman et le Cérisoles. En raison des conditions et de l'état du matériel radio (encore relativement nouveau dans cette application au moment de la Première Guerre mondiale, et potentiellement endommagé par la tempête), l'équipage du Sébastopol n'a pas réussi à établir de contact radio avec l'un ou l'autre des deux autres équipages de dragueurs de mines, et le premier lieutenant Leclerc a supposé qu'ils avaient résisté à la tempête et a poursuivi son voyage jusqu'au complexe d'écluses de Sault Ste. Marie et dans le lac Huron au-delà. Les Sébastopol a attendu aux écluses de Soo pendant plusieurs jours avant de continuer en supposant que ses navires jumeaux les avaient battus là-bas et ont poursuivi le voyage.

Les membres d'équipage sur pilothouse de Navarin dragueur de mines de classe supérieure dans le lac Supérieur ( Lake Superior Magazine ).

Opération Catapulte : Destruction navale à Mers-el-Kebir

Le 3 juillet 1940, le Premier ministre britannique Winston Churchill a dû prendre l'une des décisions les plus importantes de sa carrière. Tôt ce matin-là, il ordonna à une flotte britannique d'arriver au large de la base navale de Mers-el-Kebir en Afrique du Nord et d'y exiger la reddition des navires français. Les Britanniques devaient proposer à l'amiral français quatre alternatives destinées à éviter que la flotte française ne tombe entre les mains des Allemands. Si le commandant français refusait les conditions, ses navires seraient coulés par la force britannique. Si les Britanniques étaient obligés d'ouvrir le feu, ce serait la première fois en 125 ans que les deux marines seraient rangées l'une contre l'autre dans l'hostilité.

Afin d'éviter une confrontation anglo-française, Churchill et le cabinet de guerre britannique ont travaillé fébrilement tout au long du mois de juin pour parvenir à un règlement diplomatique du problème. Les efforts pour obtenir des Français des assurances valables que leurs navires seraient refusés à l'ennemi n'ont pas produit de résultats satisfaisants. En fin de compte, les négociations ont échoué et Churchill a dû recourir à la force pour protéger la Grande-Bretagne du danger mortel que menaçait la possession par l'Axe des navires français. Même si une attaque entraînerait certainement l'inimitié de la France, l'urgence de la situation ne laissait à Churchill d'autre choix que de retourner les canons de la Royal Navy contre son récent allié.

En juin 1940, la Grande-Bretagne se trouve dans une position stratégique précaire. Avec l'effondrement imminent de la résistance française et l'entrée soudaine de l'Italie dans la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne s'est soudainement retrouvée seule face au Troisième Reich d'Adolf Hitler. Presque du jour au lendemain, toute l'Europe était soit en guerre avec l'Angleterre, soit sous le contrôle de ses ennemis. La situation à laquelle la Grande-Bretagne était désormais confrontée était bien pire que celle à laquelle elle avait été confrontée en 1917.

Moins de quinze jours après l'entrée de l'Italie dans le conflit, l'équilibre de la puissance navale en Méditerranée s'est inversé contre les Britanniques. La France étant sortie de la guerre, la Grande-Bretagne devait assumer des responsabilités navales dans toute la Méditerranée. Étirée dangereusement, la Grande-Bretagne pourrait devoir abandonner ses intérêts considérables dans la Méditerranée orientale et concentrer sa force navale à Gibraltar. Face à la perspective que la Royal Navy puisse avoir à affronter la flotte combinée germano-italienne seule, Churchill ordonna des renforts substantiels en Méditerranée à partir d'autres points chauds de l'empire.

Alors que ces renforts rétablissaient temporairement la balance en faveur de l'Angleterre, la question de savoir ce qu'allaient devenir les navires de la flotte française était une source d'inquiétude intense pour le cabinet de guerre à Londres. En 1940, la flotte française était la quatrième force navale du monde après la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Japon. Sa force comprenait sept cuirassés, 19 croiseurs, 71 destroyers et 76 sous-marins. Peu de temps après que les Allemands ont attaqué la France le 10 mai 1940, la plupart des navires des ports français ont navigué vers d'autres ports. Une puissante force navale française était ancrée à Mers-el-Kebir, juste à l'ouest du port algérien français d'Oran.

Churchill savait que les navires de guerre français ne pouvaient pas être autorisés à tomber entre les mains de l'Axe. Si l'Allemagne et l'Italie pouvaient ajouter ces unités à leur force navale existante, la Grande-Bretagne serait confrontée à une menace écrasante qu'elle ne pourrait pas faire face de manière adéquate. Avec le commandement britannique des mers menacé, les îles britanniques pourraient être coupées du reste de l'empire et les routes d'approvisionnement vitales de l'Atlantique fermées irrévocablement. De plus, les eaux autour des îles britanniques pourraient devenir une voie libre pour une force d'invasion allemande.

En traitant la question de la flotte française, Churchill a d'abord utilisé une diplomatie de tact et une persuasion amicale. Malgré les nombreuses demandes de Churchill demandant aux Français de mettre immédiatement leurs navires en sécurité dans les ports britanniques, le gouvernement du Premier ministre français Paul Reynaud, et plus tard le régime de Vichy du maréchal Philippe Pétain, ont refusé.

La méfiance générale de la Grande-Bretagne à l'égard des intentions françaises s'est accrue le 20 juin, lorsque Pétain a violé un accord de paix non séparé avec la Grande-Bretagne et a conclu un armistice avec l'Allemagne. Les termes du traité portèrent un coup sérieux aux intérêts britanniques. Une clause en particulier, l'article huit, semblait la plus menaçante. Celui-ci stipulait que tous les navires hors des eaux territoriales devaient rentrer immédiatement en France. En Afrique du Nord, la flotte française était à au moins quelques centaines de milles du territoire sous contrôle allemand le plus proche. S'ils étaient obligés de naviguer vers la France occupée, les navires deviendraient à la portée de l'Allemagne.

Le 24 juin, sans solution claire au problème français en vue, le Cabinet de guerre se réunit en trois sessions extraordinaires. Bien qu'aucun plan d'action final n'ait été convenu, le consensus était que quelque chose devait être fait pour obtenir le contrôle immédiat des navires de guerre français ou pour les mettre définitivement hors de combat. Le lendemain, le Cabinet de guerre a chargé le vice-amiral Dudley North de se rendre à Oran et d'y rencontrer le commandant de la marine française, afin d'évaluer son point de vue sur la situation. L'amiral refusa catégoriquement de remettre ses navires aux Britanniques en aucune circonstance.

Les réalités de la situation militaire britannique nécessitaient un règlement urgent du problème français. Alors que Churchill y réfléchissait, l'Allemagne était en équilibre dans les Pays-Bas et le long des côtes de la France, prête à intensifier son attaque contre les convois transportant des fournitures vitales vers la Grande-Bretagne. Les bombardements allemands étaient déjà fréquents dans de nombreuses villes du sud-est de la Grande-Bretagne. À Berlin, Hitler achevait les plans d'invasion de la Grande-Bretagne et de l'opération Sea Lion.

Pour faire face à la menace d'invasion, la préoccupation primordiale de Churchill et de ses conseillers était de concentrer le maximum de force navale possible dans les eaux territoriales. L'incertitude concernant la flotte française devait être dissipée le plus tôt possible afin que les navires de guerre britanniques faisant désormais de l'ombre aux Français puissent être libérés pour des opérations ailleurs.

Parce que la Grande-Bretagne était militairement inférieure à ses ennemis, son seul espoir de survie pendant une guerre prolongée était de persuader les puissances extérieures d'intervenir en sa faveur. Malheureusement, l'opinion mondiale prédominante était que la Grande-Bretagne allait bientôt s'effondrer.

Il fallait faire quelque chose pour contrer cette évaluation pessimiste des chances de la Grande-Bretagne et pour permettre au pays de sortir de son isolement diplomatique. Churchill a estimé que, puisque de nombreuses personnes dans le monde pensaient que la Grande-Bretagne était sur le point de se rendre, un coup audacieux de la politique étrangère britannique était nécessaire pour impressionner la détermination mondiale de la Grande-Bretagne à poursuivre la guerre et à se battre jusqu'au bout. D'un geste audacieux, il croyait que tous les doutes pouvaient être balayés par des actes.

Le 27 juin, le Cabinet de guerre se réunit pour planifier cette action décisive. Avec la vie même de l'État en jeu, Churchill a fixé au 3 juillet le jour où tous les navires de guerre français à la portée de la Grande-Bretagne seraient soit saisis, soit détruits. Pendant les six jours suivants, le Cabinet de guerre et l'état-major de la marine ont travaillé sur les détails de l'opération Catapult.

En choisissant les cibles principales, les planificateurs ont estimé qu'il n'y avait pas grand-chose à craindre des navires français qui s'étaient réfugiés dans les ports d'attache britanniques. Les planificateurs pensaient qu'ils pouvaient s'emparer de ces navires, qui comprenaient les puissants vieux cuirassés Courbet et Paris, les grands destroyers Léopard et Le Triomphant, les plus petits destroyers Mistral et Ouragan, et l'énorme sous-marin Surcouf–à leur convenance. De même, il n'y avait pas d'inquiétude immédiate quant à la saisie du redoutable cuirassé français Jean Barth à Casablanca ou Richelieu à Dakar, Afrique de l'Ouest. Les deux navires étaient gardés sous étroite surveillance par un nombre suffisant de navires de guerre britanniques. De même, les trois cuirassés plus anciens et un croiseur léger à Alexandrie, en Égypte, pourraient facilement être neutralisés par la force de l'amiral Sir Andrew Cunningham stationnée là-bas.

La véritable préoccupation du Cabinet de guerre était de savoir quoi faire des navires français à Oran ou à proximité. Là, la situation était très différente. Le grand port du nord-ouest de l'Algérie abritait une modeste force de sept destroyers, quatre sous-marins et une poignée de torpilleurs, et à la base voisine de Mers-el-Kebir, sous la protection de puissantes batteries côtières sur les falaises au-dessus, se trouvaient ancré la plus forte concentration de navires de guerre français au monde. Ces navires appartenaient à la puissante flotte de l'Atlantique (Force de Raid) et avait déménagé à Mers-el-Kebir en provenance de Brest, en France, début juin. La force comprenait les cuirassés Bretagne et Provence, six destroyers, un porte-hydravions et deux croiseurs de bataille modernes, Dunkerque et Strasbourg. En 1940, la puissance navale était calculée sur la base de la force des navires de ligne, et ces deux Dunkerque-les croiseurs de bataille de classe étaient une préoccupation majeure pour l'Amirauté britannique. Dunkerque, qui avait été lancé en 1937, était l'un des navires les plus modernes à flot. Il était armé de huit canons de 13 pouces et capable de naviguer à 291Ž2 nœuds. Strasbourg avait été mis en service en 1938 et possédait des actifs similaires. Les deux navires étaient plus puissants que l'Allemand Scharnhorst et Gneisnau et plus rapide que tout ce que les Britanniques possédaient à l'exception du croiseur de bataille capuche. Provence et Bretagne étaient chacun capables de 20 nœuds et portaient 10 canons de 13,4 pouces.

Le commandant de la flotte française à Mers-el-Kebir était un amiral très discipliné et efficace, Marcel Gensoul. Selon l'évaluation du capitaine britannique Cedric Holland, Gensoul était complètement en service. Il était ardemment fidèle au commandant de la marine française, l'amiral de la flotte Jean François Darlan, et au gouvernement de Vichy. Selon Holland, Gensoul était connu pour être quelque peu entêté et difficile à gérer. De plus, l'anglophobie amère de l'amiral était bien connue dans les cercles navals britanniques. Les perspectives d'obtenir sa coopération par la persuasion verbale ne semblaient pas encourageantes.

Le 27 juin, le Cabinet de guerre discute de la meilleure façon d'éliminer la menace posée par les navires à Mers-el-Kebir. La principale préoccupation de Churchill était que les navires soient confinés dans le port, puis neutralisés dans un court laps de temps. Pour y parvenir, il prévoyait de faire arriver une force britannique au large de Mers-el-Kebir et d'offrir à Gensoul quatre alternatives : faire rejoindre la flotte française à la marine de Roayl, emmener la flotte dans les ports britanniques avec des équipages réduits, emmener la flotte à un port antillais français ou un port américain et être déclassé, ou couler la flotte sur place dans le port de Mers-el-Kébir’s. Si aucune de ces options n'était acceptée dans les trois heures, l'amiral britannique sur les lieux serait chargé de couler la flotte française par des tirs navals.

Plus tard dans la journée, le Cabinet de guerre a informé le vice-amiral Sir James Somerville qu'il devait commander la Force H, une flottille qui avait été formée à la hâte pour surveiller la situation en Méditerranée. Désormais, il devait être l'instrument principal d'une opération de grande envergure qui placerait effectivement la flotte française définitivement hors de portée de l'ennemi. Les Britanniques avaient rassemblé une impressionnante puissance de feu. À la disposition de Somerville se trouvaient le croiseur de bataille capuche, les cuirassés Vaillant et Résolution, le porte-avions Arche Royale, les petits croiseurs Aréthuse et Entreprise et 11 destroyers.

A 15h30. le 29 juin, Somerville a été informé de sa tâche. Il devait s'efforcer d'obtenir le transfert, la reddition ou la destruction des navires de guerre français à Oran et Mers-el-Kebir par tous les moyens possibles, et aucune concession ne devait être donnée aux Français. Ils devaient soit accepter les conditions britanniques, soit en subir les conséquences.

Le 2 juillet, Somerville a reçu ses dernières instructions et a tenu une conférence à bord de son vaisseau amiral au cours de laquelle il a informé son personnel de l'opération Catapult. La persuasion et les menaces devaient être employées en premier, pour tenter d'obliger Gensoul à se conformer. S'il refusait d'accepter l'une des alternatives, les Britanniques devaient tirer quelques obus près des navires français. Si Gensoul restait toujours intransigeant, la Force H devait détruire la flotte française le plus efficacement et avec le moins de pertes en vies humaines possible.

A 5h30 du matin le 3 juillet, la task force Somerville est arrivée au large de Mers-el-Kebir. Le commandant britannique avait reçu l'ordre de terminer l'opération de jour. A 6h30, le destroyer Chien courant se dirigea vers l'entrée du port avec le capitaine Holland à son bord. Holland avait été chargé de rencontrer Gensoul et de lui expliquer personnellement les termes britanniques.

A 8h10, Gensoul a envoyé le Flag Lt. Antoine Dufay dans une chaloupe pour conférer avec la Hollande. Holland dit au lieutenant qu'il était de la plus haute importance qu'il parle directement avec Gensoul de sa mission. Dufay répondit que Gensoul avait refusé de voir le capitaine britannique.

Pendant ce temps, Gensoul, observant la scène devant lui, a compris l'importance de la Force H et s'est indigné de ce qu'il pensait être probablement de la diplomatie britannique sous la menace d'une arme. A 8h47, il a commandé Chien courant quitter le port immédiatement.

Holland, sachant ce qui se passerait si les négociations échouaient, tenta une nouvelle fois de voir Gensoul. Faisant semblant de sortir du port, le Britannique déterminé embarqua à la place sur une vedette rapide et fila vers le vaisseau amiral de Gensoul. Avant d'avoir pu s'y rendre, il a été intercepté par Dufay dans un autre engin. Dufay a de nouveau expliqué que Gensoul ne le verrait pas. En désespoir de cause, Holland a remis au lieutenant de drapeau une mallette contenant le texte des termes britanniques. Les Britanniques avaient prévu de communiquer ces demandes oralement, mais l'entêtement de Gensoul a exclu cette option. Puisque la Force H devait prendre des mesures avant le coucher du soleil, Holland a estimé qu'il était impératif de respecter les conditions par tous les moyens possibles.

Gensoul avait lu les exigences britanniques, il s'est irrité. À 9h45, il a signalé l'Amirauté française à Toulon, les informant qu'une force britannique était au large d'Oran et qu'il avait reçu un ultimatum pour couler ses navires dans les six heures. Gensoul a transmis son intention de répondre à la force par la force.

Pendant que la Hollande attendait une réponse à bord Chien courant, il rapporta avoir observé les navires français commençant à déployer leurs auvents et à faire monter la vapeur. Il était clair que les Français se préparaient à quitter le port. Le First Sea Lord Sir Alfred Dudley Pound ordonna à Somerville de faire semer des mines à l'entrée du port afin d'empêcher la flotte de partir.

À 10 heures du matin, Somerville reçoit un message de Gensoul selon lequel, face à ce qui s'apparente à un véritable ultimatum, les navires de guerre français résisteront à toute tentative britannique forcée de prendre le contrôle de la flotte. Gensoul a informé Somerville que le premier coup de feu tiré sur nous entraînera immédiatement l'ensemble de la flotte française contre la Grande-Bretagne. Comme Gensoul avait refusé les conditions et se préparait apparemment à se battre, Somerville a dit à l'Amirauté britannique qu'il commencerait à tirer à 13h30. Toujours intrépide, Holland était convaincu qu'un règlement pacifique pourrait être trouvé, et il a imploré l'Amirauté de plus de temps pour négocier. En conséquence, il y a eu retard sur retard au cours des trois heures suivantes, et une nouvelle date limite a été fixée pour l'ouverture des hostilités & #82114:30 pm.

Au début, cette approche a semblé payante. A 4h15, Gensoul céda et accepta de pourparlers avec Holland. Alors que cela semblait être une évolution encourageante, l'humeur d'optimisme s'est rapidement refroidie. Gensoul a déclaré à Holland que tant que l'Allemagne et l'Italie respecteraient les termes de l'armistice et autoriseraient la flotte française à rester dans les ports métropolitains français avec des équipages réduits, il resterait également. Pendant que la réunion avait lieu, le port était miné. L'amiral français a considéré cela comme un acte hostile, et cela a ajouté à la tension de l'entretien. Parfois, il semblait aux Pays-Bas qu'un accord était en vue, mais il devenait douloureusement clair pour les Britanniques que Gensoul ne faisait que gagner du temps.

Entre-temps, la situation devenait de plus en plus dangereuse. Le signal trompeur que Gensoul avait envoyé à 9h45 était parvenu à l'Amirauté française. En l'absence de Darlan, introuvable, le chef d'état-major français, l'amiral Le Luc, a répondu en son nom. Il dit à Gensoul de tenir bon et ordonna à toutes les forces navales et aériennes françaises de la Méditerranée occidentale de se préparer au combat et de se rendre en toute hâte à Oran.

Avant que Gensoul ne puisse informer la Hollande des ordres qu'il avait reçus, l'Amirauté britannique a intercepté l'ordre de Le Luc et l'a transmis à Somerville. Les chefs de la marine ont ajouté : Réglez les choses rapidement ou vous aurez des renforts à gérer. En conséquence, Somerville a envoyé un signal à Gensoul, déclarant que : Si aucune des propositions britanniques n'est acceptée avant 17h30, il sera nécessaire de couler vos navires. Ce message–reçu à bord Dunkerque à 17h15–mettre fin à toute discussion. Compte tenu de la position inconciliable de chaque partie, la poursuite des négociations a été infructueuse. Une Hollande déçue a sombrement quitté le vaisseau amiral français à 5h25. Quelques minutes plus tard, avant même d'avoir dégagé le port, la Force H ouvre le feu sur les navires français. Le premier échange naval anglo-français depuis Trafalgar et le Nil avait commencé.

Ce n'était pas vraiment un duel, car la plupart des coups de feu provenaient des Britanniques. Selon l'amiral français Auphan, les tirs britanniques étaient très intenses, très précis et de courte durée. L'une des premières salves a frappé le cuirassé bretonne, qui a explosé. Un autre obus a arraché la poupe du destroyer Mogador. Dunkerque reçu plusieurs coups, mais a réussi à tirer environ 40 coups à capuche avant d'être mis hors de combat. Très endommagé, Provence a été contraint de s'échouer. Avant que la fumée ne se dissipe, la majeure partie de la puissance navale française à Mers-el-Kebir était soit en flammes, soit au fond de la mer, et plus de 1 297 marins français avaient été tués.

En réponse à un signal du rivage suppliant les Britanniques de cesser le feu, Somerville ordonna à ses canons de se taire. Il a donné aux Français l'occasion d'abandonner leurs navires afin d'éviter de nouvelles pertes en vies humaines. Mais les Français ont profité du sursis pour s'échapper du port avec les quelques navires en bon état qui restaient. Alors que la Force H se déplaçait vers l'ouest pour éviter d'être exposée aux batteries côtières, Strasbourg, le transporteur d'hydravions Commandant Teste et cinq destroyers ont évité les mines et se sont échappés dans les eaux libres. Somerville a ordonné trois frappes aériennes contre Strasbourg de Arche Royale. Les pilotes britanniques ont marqué un coup direct sur les assiégés Strasbourg, mais le navire a réussi à poursuivre sa fuite. Le 4 juillet, la maigre force échappée de Mers-el-Kebir arrive à Toulon. Des doutes sur l'étendue des dégâts Dunkerque a conduit à une attaque à la torpille à l'aube par les bombardiers britanniques Fairey Swordfish le lendemain, qui a effectivement mis Dunkerque mettre hors d'usage.

Il ne fait guère de doute que l'effet de l'attaque sur les relations anglo-françaises a été entièrement négatif. Le 3 juillet, le chargé d'affaires français a formellement protesté contre l'action britannique. Pendant un moment, il a semblé possible que les Français aient été provoqués au point de déclarer la guerre. Immédiatement après l'attaque, l'amiral de la flotte Darlan a ordonné à tous les navires de guerre français d'engager l'ennemi britannique partout où ils se trouvaient. Le 5 juillet, un petit escadron d'avions français est apparu au-dessus de Gibraltar et a largué des bombes sur les installations britanniques, causant des dommages mineurs. Le 8 juillet, le gouvernement de Vichy rompt officiellement tous les liens diplomatiques avec Londres.

Alors que la bonne volonté de la France avait été sacrifiée, les résultats matériels de l'opération étaient considérables et semblaient justifier à eux seuls l'usage de la force par Churchill. Strasbourg et cinq destroyers avaient échappé aux efforts britanniques pour les couler, mais la majeure partie de la force des navires capitaux de la France avait été efficacement neutralisée. En l'espace de quelques heures, la quatrième flotte mondiale avait perdu 84 % de sa force opérationnelle de cuirassés et avait été réduite à une force symbolique d'engins légers et de sous-marins. À la suite de l'action à Mers-el-Kebir et des saisies ailleurs, la Grande-Bretagne avait réussi à éliminer le danger d'une flotte de l'Axe augmentée, tout en réaffirmant sa propre suprématie navale.

Une conséquence peut-être encore plus importante de l'action de Churchill a été l'impression favorable qu'elle a créée sur l'opinion mondiale. Catapult était un exemple frappant de la détermination de la Grande-Bretagne à continuer la guerre à tout prix et malgré les obstacles. Alors que la cruauté agressive de la Royal Navy s'est avérée cruciale pour gagner la confiance de nombreuses puissances neutres et le respect de l'ennemi, c'est la nouvelle position des États-Unis qui a été la plus importante.

Le président Franklin Roosevelt a salué l'action de Churchill et l'a saluée comme un service à la défense américaine. Pour d'autres responsables américains également, Catapult a éradiqué tous les doutes sur la capacité de la Grande-Bretagne à repousser une invasion ennemie. Cette confiance retrouvée s'est traduite par des avantages matériels pour la Grande-Bretagne alors que FDR a fait pression sur le Congrès pour qu'il renforce son soutien par le biais du prêt-bail et de l'accord Destroyers for Bases.

L'attaque britannique contre la flotte française à Mers-el-Kebir a été un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale. Alors que la Grande-Bretagne se préparait au duel à venir avec l'Allemagne dans le ciel et sur la mer, l'engagement vital des États-Unis pèserait lourd dans la balance. Sans les avantages moraux et matériels tirés du coup audacieux de Churchill à Oran, la domination de l'Axe qui s'était abattue sur le monde libre en 1940 n'aurait peut-être jamais été brisée.

Cet article a été écrit par Robert J. Brown et a été initialement publié dans le numéro de septembre 1997 de La Seconde Guerre mondiale magazine. Pour plus de bons articles abonnez-vous à La Seconde Guerre mondiale magazine aujourd'hui !


Dépêches

Dépêches : Documents d'information sur l'histoire militaire canadienne

Dr Serge Durflinger

Introduction

Pendant la Première Guerre mondiale, le gouvernement canadien a utilisé des affiches comme outils de propagande, à des fins de collecte de fonds et comme moyen d'encourager l'enrôlement volontaire dans les forces armées. Les affiches étaient une forme importante de communication de masse à l'époque d'avant la radio et des centaines existaient pendant la guerre, certaines avec des tirages de plusieurs dizaines de milliers.

En raison du caractère bilingue du Canada, le recrutement d'images et de textes d'affiches reflétait différentes traditions culturelles, perspectives et sensibilités. Les affiches de recrutement restent des instantanés dans le temps, aidant les historiens à comprendre les problèmes et les humeurs du passé.

Les affiches de recrutement canadiennes-françaises exposées dans le Les Purs Canayens L'exposition reflète la demande pressante de main-d'œuvre au Canada pendant la Première Guerre mondiale. Ils indiquent également les tensions sociales, culturelles et politiques sous-jacentes qui ont affecté l'effort de guerre du Canada et influencé la politique militaire. La plupart des Canadiens francophones n'ont pas appuyé les engagements militaires du Canada à l'étranger au même degré que les anglophones.

Au début de la guerre en août 1914, le Dominion du Canada était constitutionnellement un membre subordonné de l'Empire britannique. Lorsque la Grande-Bretagne était en guerre, le Canada était en guerre : aucune autre option légale n'existait. Néanmoins, c'est Ottawa qui a déterminé la nature réelle de la contribution du Canada à l'effort de guerre, et non Londres.

Lorsque les Canadiens ont appris qu'ils étaient en guerre, d'immenses foules brandissant des drapeaux exprimant leur loyauté envers l'Empire britannique ont étouffé les voix de prudence ou de dissidence. La guerre serait une croisade morale contre le militarisme, la tyrannie, l'injustice et la barbarie. « Il n'y a plus de Canadiens français et de Canadiens anglais », a affirmé le journal de Montréal, La Patrie, « Une seule race existe maintenant, unie pour une cause commune. » Même Henri Bourassa, homme politique, journaliste, anti-impérialiste et esprit directeur du nationalisme canadien-français, a d'abord soutenu prudemment l'effort de guerre. Peu de Canadiens auraient pu prédire à l'époque que leur pays deviendrait bientôt un participant majeur dans le pire conflit que le monde ait jamais connu, ou que la guerre imposerait d'énormes tensions politiques et sociales au Canada.

Recrutement : politique versus réalité

Le gouvernement conservateur du premier ministre Robert Borden a immédiatement offert à la Grande-Bretagne un contingent de troupes pour le service outre-mer. Des milliers d'hommes se sont enrôlés dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC), puis se sont rassemblés à Valcartier, au Québec, sous la supervision personnelle, quoique chaotique, de Sam Hughes, l'exubérant ministre de la Milice et de la Défense. Il y avait un surplus de volontaires et les normes de sélection sont restées élevées, certains hommes ont même été refoulés. Le 3 octobre, un convoi de navires transportant près de 33 000 soldats canadiens est parti pour la Grande-Bretagne. En décembre 1914, Borden annonça solennellement qu'« il n'y a pas eu, il n'y aura pas de contrainte ou de conscription ». Pour trouver la main-d'œuvre nécessaire, Borden a fait confiance à l'esprit patriotique des Canadiens.

Les deux tiers des hommes du premier contingent étaient nés dans les îles britanniques. La plupart s'étaient établis au Canada au cours de la période d'immigration massive de 15 ans qui avait précédé la Grande Guerre. Le même attachement à la mère patrie est moins évident chez les Canadiens de naissance, surtout les Canadiens français, dont seulement un millier environ s'enrôlent dans le premier contingent. Au moment où la guerre a été déclarée, seulement 10 pour cent de la population du Canada était d'origine britannique. Pourtant, à l'armistice de 1918, près de la moitié de tous les Canadiens qui ont servi pendant la guerre étaient nés dans les îles britanniques. These statistics indicate that voluntary enlistments among the Canadian born were never equal to their proportion of the population.

Following the despatch of this first contingent, the Department of Militia and Defence delegated the task of recruiting to militia units across the country. This decentralized and more orderly system raised a total of 71 battalions — each of approximately 1000 men — for service overseas. Posters, which appeared in every conceivable public space, were an important part of this large recruiting effort. The poster text and images were usually designed and printed by the units themselves and tailored to local conditions and interests. Many of the posters on display are good examples of these.

Unemployment had been high in 1914-1915, and this perhaps had prompted the initially heavy flow of enlistments, especially from economically-troubled Western Canada. By 1916, the booming wartime industrial and agricultural economies combined to provide Canadians with other options and employers competed with recruiting officers for Canada’s available manpower. Those keen to volunteer had already done so the rest would have to be convinced — or compelled.

French Canada and Recruitment

Following the nation-wide outbursts of patriotism in August 1914, French-Canadian support for the war began to decline. There existed among French Canadians a tradition of suspicion and even hostility towards the British Empire, and, while sympathetic to France, Britain’s ally, few French Canadians were willing to risk their lives in its defence either. After all, for over a century following the British conquest of New France in 1760, France showed no interest in the welfare of French Canadians. In North America, les Canadiens had survived and grown, remaining culturally vibrant without French support. By 1914, while an educated élite in French Canada professed some cultural affinity, most French Canadians did not identify with anti-clerical and scandal-ridden France.

When a French government propaganda mission toured Québec in 1918, Bourassa spoke for French Canada when he wrote of the irony of the French “trying to have us offer the kinds of sacrifices for France which France never thought of troubling itself with to defend French Canada”. In short, neither France nor Britain was “a mother country” retaining the allegiance of French Canadians. The “patriotic” call to arms rang hollow.

French Canadians’ language and culture seemed more seriously threatened within Canada than by the war in Europe. In 1912, Ontario passed Regulation 17, a bill severely limiting the availability of French-language schooling to the province’s French-speaking minority. French Canada viewed this gesture as a blatant attempt at assimilation, which it had resisted for generations. Bourassa, who by 1915 saw the war as serving Britain’s imperial interests, insisted that “the enemies of the French language, of French civilization in Canada are not the Boches [the Germans]…but the English-Canadian anglicizers…” Bourassa’s acerbic campaign against the “Prussians of Ontario” had a major impact on recruiting for “Britain’s” war. The Montreal daily, La Presse, judged Ontario’s unyielding Regulation 17 as the main reason for French-Canadian apathy. To English Canada’s calls for greater French-Canadian enrollment, Armand Lavergne, well-known nationaliste, replied: “Give us back our schools first!” Wartime appeals for unity and sacrifice came at an inopportune time.

French Canada’s views were reflected in low enrollment numbers. Yet, most Canadians of military age, notwithstanding language, did not volunteer. Those tied to the land, generations removed from European immigration, or married, volunteered the least. Significantly, these characteristics applied most often to French Canadians, although many rural English-Canadians were not enlisting either. If British immigrants are not counted, the respective contributions of French and English Canadians are more proportional than the raw data would suggest.

Occasionally in 1915 and 1916, respected and battle-hardened officers of the 22nd would be assigned to newly-formed French-language battalions in the hope that a claim to some association with the famed “Van Doos” might encourage prospective enlistees. It rarely did. In June 1916, the 167th Battalion, recruiting in Québec City, even tried raffling an automobile to raise interest but only raised 144 men for service at the front with the 22nd. One interesting unit was the 163rd Battalion, raised in November 1915 by the noted nationaliste journalist and adventurer, Olivar Asselin, who insisted on enrolling only high-calibre men. Criticized by his nationaliste colleagues for enlisting, Asselin explained in the pamphlet, Pourquoi je m’enrôle that, far from being a hypocrite, he was helping to defend France and not the British Empire. Asselin nicknamed his unit “les poils-aux-pattes” [hairy paws] and adopted the porcupine as his regimental emblem, explaining that “qui s’y frotte s’y pique” [stung are those who come into contact with it]. The unit’s recruiting poster, on display in the exhibit, featured a soldier in French, not Canadian, uniform. Asselin’s considerable efforts to raise a high-quality French-language battalion were in vain: despite successful recruiting, the 163rd was despatched to Bermuda for garrison duty, where it languished. It, too, was eventually dismantled to reinforce the 22nd.

French Canada supplied approximately 15,000 volunteers during the war. Most came from the Montreal area, though Québec City, Western Québec and Eastern Ontario provided significant numbers. A precise total is difficult to establish since attestation papers did not require enlistees to indicate their mother tongue. Though French Canadians comprised nearly 30 percent of the Canadian population, they made up only about 4 percent of Canadian volunteers. Less than 5 percent of Quebec’s males of military age were enrolled in infantry battalions, compared to 14-15 percent in Western Canada and Ontario. Moreover, half of Quebec’s recruits were English Canadian and nearly half of French-Canadian volunteers came from provinces other than Québec. The result was an angry national debate concerning French Canada’s, and especially Québec’s, manpower contribution.

Conscription and its Aftermath

When Borden pledged in 1914 that there would be no conscription in Canada he also maintained that Canada would furnish whatever manpower was needed to help win the war. By the spring of 1917, these two policies had become irreconcilable. Voluntary enrollment was no longer producing the reinforcements necessary to maintain Canada’s commitment in the field where the CEF had suffered appalling casualties. Worse was yet to come.

In May 1917, Borden visited Vimy Ridge in the immediate aftermath of that costly Canadian victory. Moved by the hardships endured by the troops and proud of their battlefield achievements, on May 18, upon his return to Canada, Borden announced that “all citizens are liable for the defence of their country and I conceive that the battle for Canadian liberty and autonomy is being fought on the plains of France and Belgium.” The government began drafting the Military Service Act.

Many English Canadians hailed the step as a military necessity, but also as a means of forcing French Canada to augment its low enlistment rate. Saturday Night magazine insisted that “it is certainly not the intention of English Canada to stand idly by and see itself bled white of men in order that the Québec shirker may sidestep his responsibilities.” English Canada hated Bourassa as much as the German Kaiser. There was little sympathy for French Canadians and little understanding of the demographic, cultural or historical factors which might have dissuaded them from enlisting.

The Military Service Act became law on August 28. Former prime minister Sir Wilfrid Laurier claimed the measure “has in it the seeds of discord and disunion”. He was correct anti-conscription demonstrations occurred regularly in Montreal in the summer of 1917. Angry crowds broke office windows at the pro-conscription Montreal newspaper, La Gazette. The home of Lord Atholstan, proprietor of the equally pro-conscription Montreal Étoile du jour, was dynamited earlier that month although he escaped unharmed. Recruiting officers in various parts of Québec made themselves scarce for fear of their lives. Crowds chanted: “Nous en avons assez de l’Union Jack!”

The political truce which had prevented a wartime election ended. Parliament was dissolved in October 1917 and pro-conscription Liberals joined Borden’s Conservatives to form a Union Government, something of a misnomer since its founding was the result of national disunity. Some labour groups, most farmers and many Canadians of non-British origin were also firmly opposed to conscription. J.C. Watters, the president of the Trades and Labour Congress threatened that if conscription passed, Canadian workers “would lay down… tools and refuse to work”.

The ensuing December 17 “conscription” election was by far the most bitterly-contested and linguistically-divisive in Canadian history. In the end, the Unionists won 153 seats against the Laurier Liberals’ 82, including 62 obtained in Québec, but the popular vote was less than 100,000 in favour of the Unionists. The result was profound alienation in French Canada. Conscription was considered the result of the English-language majority imposing its views over a French-language minority on an issue of life and death. Conceptions of Canada and definitions of patriotism had never been further apart. Canadian national unity had never seemed so fragile.

The first group of conscripts were called in January 1918. There were slightly more than 400,000 Class I registrants that is, unmarried and childless males aged 20-34. Nationally, almost 94 percent of these men applied for various exemptions from service (98 percent in Québec) and the appeal boards established to review these cases granted nearly 87 percent of their requests (91 percent in Québec). Some 28,000 others (18,000 in Québec) simply defaulted and went into hiding to avoid arrest by military or civilian police. Conscription was unpopular among those called, regardless of region, occupation or ethnicity.

The tension in Québec was palpable. At the end of March 1918 a mob destroyed the offices of the Military Service Registry in Québec City. Conscript troops were rushed from Toronto and on April 1 they opened fire with machine guns on a threatening crowd, killing four demonstrators and wounding dozens of others. The extent of the violence shocked the country. Religious leaders and civic authorities successfully appealed for calm. The rioting stopped, but the bitter memories would linger for decades.


8. Republic of Korea Navy

Since the 1990s, South Korea has significantly improved its naval strength to counter North Korea, having similar reasons as Taiwan.
But unlike the Taiwanese Navy, which imports many ships from western countries, the South Korean Navy operates every vessel made in their homeland.
Most of them are designed & manufactured by state-owned companies, while private firms like Hyundai and Daewoo make the rest of the armed vessels.
South Korea has about 70,000 active personnel, which is much more than the combined forces of our predecessors Italian Navy and the Republic of China (Taiwan).
Its naval fleet comprises 23 submarines, 1 amphibious assault ship, 6 landing vessels, 8 landing crafts, 12 destroyers, 14 frigates, 36 corvettes, 11 mine countermeasures ships, and 70 fighter aircraft.
South Korea needs a powerful military to protect itself from its neighbor’s sea-based attacks with a threat on the horizon.
Thankfully, since the Korean War, the South Korean economy has slowly been improving, allowing the government to use modern military equipment without worrying about economic constraints.
Based on what is happening regarding North Korea today, you can expect that the South Korean government will further boost the nation’s coastal defenses.
Although South Korean Marines were established many decades ago, it has recently become a competent ocean force as the eighth strongest navy in the world.


Visiting Kent as First Lord of the Admiralty

Winston Churchill, First Lord of the Admiralty from 1911 - 1915, in front of Short Type S.38 Biplane (a.k.a. Short S.77), No. 66, of the Naval Wing of the Royal Flying Corps, during a visit to Eastchurch, Kent, May 1914.


The History Of The First And Last Man Killed In Every Major US Conflict

As the war in Afghanistan continues to rage on after 14 years, and with the recent resurgence of violence in Iraq and now in Syria, a question like that undoubtedly weighs heavy in the minds of service members, veterans, and military decision makers.

The first soldier death marks the place where a war begins, at least for the troops. The last death bookends the war and earns that soldier a particular place in our nation’s history that is a dignified but dubious honor.

Here is a breakdown of the first and last fatalities of major U.S. wars.

Revolutionary War

First: Isaac Davis (Apr. 19, 1775) — A gunsmith from Acton, Massachusetts, Davis served as a minuteman with his local company. During the Battle of Concord, his company was selected to advance first on the British. When asked if his company was afraid, Davis is recorded as having replied, “No, I am not and I haven&apost a man that is!” As they advanced, Davis was shot through the heart. He is memorialized with a statue in the Acton Town Common.

First: Elmer E. Ellsworth (May 24, 1861) — Union officer Ellsworth was a law clerk under Abraham Lincoln and an Army soldier. Just prior to the Civil War, he began recruiting for the 11th New York Volunteer Regiment. The day after Virginia voters ratified the state convention’s decision to secede from the Union, Ellsworth and his troops entered Alexandria, Virginia, to assist in the occupation of the city. There, while taking down a Confederate flag, he was shot point blank by innkeeper James Jackson, a defender of slavery. Noting his close relationship with the Lincolns, Ellsworth&aposs body was brought back to the White House, and his casket sat in the East Room. The funeral was attended by both Abraham Lincoln and his wife.

Last: John J. Williams (May 13, 1865) — Williams was a Union soldier who served with Company B, 34th Regiment Indiana Infantry. Though the Union and Confederate companies in southern Texas had a gentleman’s agreement not to fight, Union Col. Theodore Barrett ordered Lt. Col. David Branson to take troops stationed on the island of Brazos Santiago and attack Confederates at White’s Ranch and Palmito Ranch. It was there that the 34th Regiment Indiana Infantry was met with a large Confederate cavalry force. They made the choice to retreat, and Williams was killed. It was a full month after Lee&aposs surrender at Appomattox. Williams died in a meaningless battle at Palmito Ranch.

Première Guerre mondiale

First: Joseph William Guyton (May 24, 1918) — Guyton joined the Army as a part of the 126th Infantry Regiment and was attached to the 32nd Infantry Division, which was stationed in a German-held area of France. There, he served as an automatic gunner, firing off intermittent rounds on a post near the line of resistance. The enemy shot a barrage of machine gun fire into the line where Guyton was struck and killed instantly. President Warren G. Harding placed a presidential wreath on his coffin at a funeral ceremony for more than 5,000 fallen soldiers in Hoboken, New Jersey, in May 1921.

Last: Henry Gunther (Nov. 11, 1918) — Gunther did not join the Army, but was drafted into the 157th Brigade, 79th Infantry Division. His military unit, which deployed to France in July 1918, was part of the incoming American Expeditionary Forces. During the Battle of the Argonne Forest, Gunther’s unit ran into a German ambush near the French town of Chaumont-devant-Damvillers, north of Verdun. Although a message had arrived that the war would be over within an hour, Gunther went after the two German machine-gun sections blocking a road. The Germans attempted to wave him back and refused to fire until he was within a few yards of their position, but were ultimately forced to shoot. Killed instantly, he was the last American killed in action during World War I, taken out by a German bullet just one minute before the 11 a.m. armistice.

La Seconde Guerre mondiale

First: Robert M. Losey (Apr. 21, 1940) — A captain in the Navy, Losey was serving as an air attaché in Finland. To aid Florence Harriman, then-ambassador to Norway, he went to assist in the evacuation of American staff and dependents from Embassy Oslo. She wanted to be the one to go, but he refused, saying, “I certainly don’t want to be killed, but your death would be the more serious as it might involve our country in all kinds of trouble, where with a military attaché.” Along the way, Losey and his chauffeur were traveling on the strategic railway called Dombas — a Luftwaffe target. Losey and the chauffeur sought refuge in a railway tunnel. Unfortunately a bomb fragment fell near the entrance and a fragment pierced Losey’s heart. Luftwaffe commander Hermann Göring sent a message of regret regarding Losey&aposs death to Maj. Gen. Harry H. Arnold.

Last: Anthony J. Marchione (Aug. 18, 1945) — Twenty-year-old Sgt. Anthony Marchione served as a gunner and photographer with the 20th Reconnaissance Squadron. In August 1945, his unit was placed in U.S.-held Okinawa. He was flying in a B-32 sent to photograph Tokyo. When two of the accompanying aircraft were forced to return to Okinawa with oil leaks, defensive firepower was cut in half and Marchione’s plane, along with one other from their squadron, were forced to prolong their time over Japan in order to photograph targets. Eventually, Marchione’s plane was met by Japanese pilots. A 20 mm cannon round fired through the B-32, killing Marchione. He was posthumously awarded the Purple Heart, American Campaign Medal, and World War II Victory Medal. It took four years for his remains to be repatriated to his home in Pottstown, Pennsylvania.

First: Kenneth Shadrick (July 5, 1950) — In 1948, 17-year-old Shadrick joined the Army after dropping out of high school. He was deployed for a year in Japan before transferring to South Korea with his unit, the 34th Infantry Regiment, 24th Infantry Division. He served as an ammunition carrier in a bazooka squad sent to stop communist tanks near Sejong, South Korea. As he aimed a rocket at an enemy tank, he stuck his head and shoulders above the gun pit to watch. The tank&aposs machine gun returned fire, sending one bullet through his right arm, another through his chest, killing him instantly. The New York Times reported on July 7, “He died, as doughboys usually die, in a pelting rain in a muddy foxhole.”

La guerre du Vietnam

First: Richard B. Fitzgibbon, Jr. (June 8, 1956) — Fitzgibbon originally served during World War II in the Navy, joining the Air Force prior to operations in Vietnam. He was a member of Detachment 1, 1173rd Foreign Mission Squadron.Fitzgibbon was not killed in action, but murdered by a deranged American airman who shot him as he was handing out candy to local orphans in Saigon. He and his son, Richard B. Fitzgibbon, III, are also known as one of three father-son duos killed while serving during the Vietnam War. Acknowledgement of Fitzgibbon’s death as the first casualty of the Vietnam War did not come until 1999.

Last: Charles McMahon and Darwin Judge (Apr. 29, 1975) — McMahon and Judge served as members of the Marine Security Guard Battalion at the U.S. Embassy in Saigon, providing security for the Defense Attache Office Compound. After the U.S. withdrawal in 1973, they were two of only a few dozen Marines still abroad. Thought to be out of harm&aposs way, the boys were stationed at Tan Son Nhut air base.One day before the fall of Saigon to the North, McMahon, 22, and Judge, 19, and only deployed for 11 days, were killed in direct hit from a rocket attack. In the process of withdrawing from Saigon, their bodies were left behind. Sen. Ted Kennedy lobbied to get the remains, and after weeks of persistence, was finally able to have them repatriated and buried in 1976.

Operation Enduring Freedom Afghanistan

First: Johnny Micheal “Mike” Spann (Nov. 25, 2001) — After serving in the Marine Corps as a captain, Spann worked a member of the CIA&aposs paramilitary Special Activities Division. He was dispatched to Afghanistan soon after Sept. 11, 2001, to find Osama bin Laden. Near Mazar-e-Sharif, the CIA was holding al Qaeda fighters in the recently captured fortress of Qala-i-Jangi. Spann was killed while interrogating Taliban fighters — in particular, American Taliban John Walker Lindh. According to the video transcript of the interview, Spann said, “You got to talk to me. All I want to do is talk to you and find out what your story is. I know you speak English.” After getting no answer and consulting with another member of his team, Spann was attacked. According to eyewitness accounts given to a German television crew trapped at the compound, Taliban fighters launched themselves at Spann, who took out seven men with his pistol before being killed. The Taliban group, who had feigned surrender, led an uprising that lasted three days. Spann is now memorialized with a star on the CIA Memorial Wall at CIA headquarters in Langley, Virginia. He was also posthumously awarded the Intelligence Star and the Exceptional Service Medallion.

Last: Wyatt J. Martin and Ramon S. Morris (Dec. 12, 2014) — Martin, a 22-year-old specialist from Arizona joined the Army in 2012 seeing it as an opportunity to give back to the community and serve his country, according to his mother Julie. Sgt. 1st Class Morris was a 37-year-old from New York joined the Army in 1996. The two were assigned to the 3rd Engineer Battalion, 3rd Brigade Combat Team, 1st Cavalry Division. The two combat engineers were killed when a roadside bomb struck their vehicle in the Parwan province. Martin’s awards include an Army Commendation Medal, National Defense Service Medal, Afghanistan Campaign Medal with campaign star, Global War on Terrorism Service Medal and Army Service Ribbon. Morris was awarded a Bronze Star Medal, three Meritorious Service Medals, four Army Commendation Medals, six Army Good Conduct Medals, National Defense Service Medals, Afghan Campaign Medal with campaign star, Iraq Campaign Medal with campaign star, Global War on Terrorism Expeditionary Medal, Global War on Terrorism Service Medal, Korean Defense Service Medal, NATO Medal, Combat Action Badge, Parachutist Badge and the Driver and Mechanic Badge with Driver Wheeled Vehicle. Though operations in Afghanistan are ongoing, the soldiers listed were the final two casualties prior to the expiration of Operation Enduring Freedom in Afghanistan Dec. 31, 2014.

Operation Iraqi Freedom

First: Therrell Shane Childers (Mar. 21, 2003) — Childers served as a second lieutenant Marine assigned to the 1st Battalion, 5th Marine Regiment, 1st Marine Division — one of the first cleared units to enter Iraq. After the battalion secured a pumping station at the Rumaila oil fields, 20 miles north of the border with Kuwait, Iraqi soldiers unloaded from a pick-up truck. In a drive-by, Childers was shot once in the stomach. The injury became fatal when his his motion to fire at those in the truck lifted his body armor, leaving him exposed. He was assigned the rank of first lieutenant posthumously and laid to rest in Powell, Wyoming, near his parents.

Last: David Hickman (Nov. 14, 2011) — In 2009, Hickman enlisted with the Army’s 2nd Battalion, 325th Airborne Infantry. One month prior to withdrawal from Iraq, the unit was serving in a police capacity, known as “presence patrols,” walking through Iraqi neighborhoods. He was killed in Baghdad when his armored truck was blown up by a roadside bomb. When his mother Veronica was told of her son&aposs death, she said, “I am proud of him. He died for his country.”

CORRECTION: An earlier version of this article identified Charley Havlat as the last man killed in World War II. Havlat was the last soldier killed in Europe. (11/19/2015 5:15 pm)


The She-Soldiers of World War One


The role of women in the War is largely associated with weeping, waiting and working: as wives, mothers and sweethearts as factory, munitions and land workers (the United Kingdom used slogans like ‘National Service’ or ‘Women’s Land Army’ to encourage young women to join the work force) as nurses on the home front, red cross workers, VADs and WRNS who worked in all the Theatres of War. But military involvement, that’s something that doesn’t appear on the school curriculum.

Of course, women in the military have a history that extends over 4,000 years into the past, throughout a vast number of cultures and nations, from ancient warrior women to the women currently serving in conflicts, they have played many roles. Whilst military involvement in the First World War was rare it existed below are some examples:

  • Aviator Eugenie Mikhailovna Shakhovskaya (1889–1920) was the first woman to become a military pilot when she flew reconnaissance missions for the Czar in 1914.
  • On March 17th 1917 Loretta Perfectus Walsh (1896 – 1925) became the first American active-duty Navy woman, and the first woman allowed to serve in any of the United States armed forces other than as a nurse, when she enlisted in the US Naval Reserve. She subsequently became the first woman Navy petty officer when she was sworn in as Chief Yeoman. By the end of the War America had sworn in 11,274 female Yeomen to the Navy on the same status as men.
  • In 1917, in a last-ditch effort to inspire the mass of war-weary soldiers to continue fighting in World War, the Russian Provisional Government created fifteen formations of women-only ballalions. This included the 1st Russian Women’s Battalion of Death, commanded by Maria Bochkareva which were called into battle against the Germans during the Kerensky Offensive. The women performed well in combat, taking 200 prisoners and suffered few casualties. (1876–1955) enlisted as a St John Ambulance volunteer and was stationed in Serbia to assist the humanitarian crisis where she joined the Serbian Red Cross in Kragujevac. Separated from her unit during the retreat into Albania, she joined a Serbian regiment for safety. Here she took up the rifle and became the first woman to be commissioned as an officer in the Serbian army and the only British woman to officially enlist as a soldier in World War I. In 1916 she was promoted to corporal then sergeant, and was wounded by an enemy grenade during hand-to-hand combat during the Serbian advance on Bitola (Monastir). Awarded the King George Star (Serbia’s highest decoration), she was then promoted sergeant-major, and eventually reached the station of captain.

Pour que vos enfants ne connaissent plus les horreurs de la guerre, souscrivez á l'Emprunt National. Société générale. Image in the Public Domain, via Library of Congress.

To many, the idea of women in combat was abhorrent during the First World War, far removed from the picture of the ‘ideal woman’ as gentle, nurturing and pacifist. Summed up in a popular 1916 pamphlet allegedly written by A Little Mother which sold 75,000 copies in less than a week. The pamphlet stated women were ‘created for the purpose of giving life, and men to take it’. Feminists also argued that ‘women were not warriors’ their job was not to ‘bear arms’ but ‘bear armies’. Engaging in combat would undermine the argument that it was not only those who fought for their nation (men) who a right to the ultimate gift of citizenship and right to vote.


8. No-one won

Swathes of Europe lay wasted, millions were dead or wounded. Survivors lived on with severe mental trauma. The UK was broke. It is odd to talk about winning.

However, in a narrow military sense, the UK and its allies convincingly won. Germany's battleships had been bottled up by the Royal Navy until their crews mutinied rather than make a suicidal attack against the British fleet.

Germany's army collapsed as a series of mighty allied blows scythed through supposedly impregnable defences.

By late September 1918 the German emperor and his military mastermind Erich Ludendorff admitted that there was no hope and Germany must beg for peace. The 11 November Armistice was essentially a German surrender.

Unlike Hitler in 1945, the German government did not insist on a hopeless, pointless struggle until the allies were in Berlin - a decision that saved countless lives, but was seized upon later to claim Germany never really lost.


World War I in Photos: War at Sea

The land war in Europe became a destructive machine, consuming supplies, equipment, and soldiers at massive rates. Resupply ships from the home front and allies streamed across the Atlantic, braving submarine attacks, underwater mines, and aerial bombardment. Battleships clashed with each other from the Indian Ocean to the North Sea, competing for control of colonial territory and home ports. New technologies were invented and refined, such as submarine warfare, camouflaged hulls, and massive water-borne aircraft carriers. And countless thousands of sailors, soldiers, passengers, and crew members were sent to the bottom of the sea. I've gathered photographs of the Great War from dozens of collections, some digitized for the first time, to try to tell the story of the conflict, those caught up in it, and how much it affected the world. This entry is part 7 d'un 10-part series on World War I.

The former German submarine UB 148 at sea, after having been surrendered to the Allies. UB-148, a small coastal submarine, was laid down during the winter of 1917 and 1918 at Bremen, Germany, but never commissioned in the Imperial German Navy. She was completing preparations for commissioning when the armistice of November 11 ended hostilities. On November 26, UB-148 was surrendered to the British at Harwich, England. Later, when the United States Navy expressed an interest in acquiring several former U-boats to use in conjunction with a Victory Bond drive, UB-148 was one of the six boats allocated for that purpose. #

Interior view of a British Navy submarine under construction, Clyde and Newcastle. #

Evacuation of Suvla Bay, Dardanelles, Gallipoli Peninsula, on January 1916. The Gallipoli campaign was part of an Allied effort to capture the Ottoman capital of Constantinople (modern-day Istanbul). After eight bloody months on the peninsula, Allied troops withdrew in defeat, under cover of fire from the sea. #

In the Dardanelles, the allied fleet blows up a disabled ship that interfered with navigation. #

The British Aircraft Carrier HMS Argus. Converted from an ocean liner, the Argus could carry 15-18 aircraft. Commissioned at the very end of WWI, the Argus did not see any combat. The ship's hull is painted in Dazzle camouflage. Dazzle camouflage was widely used during the war years, designed to make it difficult for an enemy to estimate the range, heading, or speed of a ship, and make it a harder target - especially as seen from a submarine's periscope. #

United States Marines and Sailors posing on unidentified ship (likely either the USS Pennsylvania or USS Arizona), in 1918. #

A mine is dragged ashore on Heligoland, in the North Sea, on October 29, 1918. #

A Curtiss Model AB-2 airplane catapulted off the deck of the USS North Carolina on July 12, 1916. The first time an aircraft was ever launched by catapult from a warship while underway was from the North Carolina on November 5, 1915. #

The USS Fulton (AS-1), an American submarine tender painted in Dazzle camouflage, in the Charleston South Carolina Navy Yard on November 1, 1918. #

Men on deck of a ship removing ice. Original caption: "On a winters morning returning from France". #

The Rocks of Andromeda, Jaffa, and transports laden with war supplies headed out to sea in 1918. This image was taken using the Paget process, an early experiment in color photography. #

Landing a 155 mm gun at Sedd-el Bahr. Warships near the Gallipoli Penninsula, Turkey during the Gallipoli Campaign. #

Sailors aboard the French cruiser Amiral Aube pose for a photograph at an anvil attached to the deck. #

The German battleship SMS Kaiser on parade for Kaiser Wilhelm II at Kiel, Germany, circa 1911-14. #

British submarine HMS A5. The A5 was part of the first British A-class of submarines, used in World War I for harbor defense. The A5, however, suffered an explosion only days after its commissioning in 1905, and did not participate in the war. #

U.S. Navy Yard, Washington, D.C., the Big Gun section of the shops, in 1917. #

A cat, the mascot of the HMS Queen Elizabeth, walks along the barrel of a 15-inch gun on deck, in 1915. #

The USS Pocahontas, a U.S. Navy transport ship, photographed in Dazzle camouflage, in 1918. The ship was originally a German passenger liner named the Prinzess Irene. She was docked in New York at the start of the war, and seized by the U.S. when it entered the conflict in April 1917, and re-christened Pocahontas. #

Last minute escape from a vessel torpedoed by a German sub. The vessel has already sunk its bow into the waves, and her stern is slowly lifting out of the water. Men can be seen sliding down ropes as the last boat is pulling away. Ca. 1917. #

The Burgess Seaplane, a variant of the Dunne D.8, a tailless swept-wing biplane, in New York, being used by the New York Naval Militia, ca 1918. #

German submarines in a harbor, the caption, in German, says "Our U-Boats in a harbor". Front row (left to right): U-22, U-20 (the sub that sank the Lusitania), U-19 and U-21. Back row (left to right): U-14, U-10 and U-12. #

The USS New Jersey (BB-16), a Virginia-class battleship, in camouflage coat, ca 1918. #

Launching a torpedo, British Royal Navy, 1917. #

British cargo ship SS Maplewood under attack by German submarine SM U-35 on April 7, 1917, 47 nautical miles/87 km southwest of Sardinia. The U-35 participated in the entire war, becoming the most successful U-boat in WWI, sinking 224 ships, killing thousands. #

Crowds on a wharf at Outer Harbour, South Australia, welcoming camouflaged troop ships bringing men home from service overseas, circa 1918. #

The German cruiser SMS Emden, beached on Cocos Island in 1914. The Emden, a part of the German East Asia Squadron, attacked and sank a Russian cruiser and a French destroyer in Penang, Malaysia, in October of 1914. The Emden then set out to destroy a British radio station on Cocos Island in the Indian Ocean. During that raid, the Australian cruiser HMAS Sydney attacked and damaged the Emden, forcing it to run aground. #

The German battle cruiser Seydlitz burns in the Battle of Jutland, May 31, 1916. Seydlitz was the flagship of German Vice Admiral von Hipper, who left the ship during the battle. The battle cruiser reached the port of Wilhelmshaven on own power. #

A German U-boat stranded on the South Coast of England, after surrender. #

Surrender of the German fleet at Harwich, on November 20, 1918. #

German Submarine "U-10" at full speed #

Imperial German Navy's battle ship SMS Schleswig-Holstein fires a salvo during the Battle of Jutland on May 31, 1916 in the North Sea. #

"Life in the Navy", Fencing aboard a Japanese battleship, ca 1910-15. #

The "Leviathan", formerly the German passenger liner "Vaterland", leaving Hoboken, New Jersey, for France. The hull of the ship is covered in Dazzle camouflage. In the spring and summer of 1918, Leviathan averaged 27 days for the round trip across the Atlantic, carrying 12,000 soldiers at a time. #

Portside view of the camouflaged USS K-2 (SS-33), a K-class submarine, off Pensacola, Florida on April 12, 1916. #

The complex inner machinery of a U.S. Submarine, amidships, looking aft. #

The Zeebrugge Raid took place on April 23, 1918. The Royal Navy attempted to block the Belgian port of Bruges-Zeebrugge by sinking older ships in the canal entrance, to prevent German vessels from leaving port. Two ships were successfully sunk in the canal, at the cost of 583 lives. Unfortunately, the ships were sunk in the wrong place, and the canal was re-opened in days. Photograph taken in May of 1918. #

Allied warships at sea, a seaplane flyby, 1915. #

Russian battleship Tsesarevich, a pre-dreadnought battleship of the Imperial Russian Navy, docked, ca. 1915. #

The British Grand Fleet under admiral John Jellicoe on her way to meet the Imperial German Navy's fleet for the Battle of Jutland in the North Sea on May 31, 1916. #

HMS Audacious crew board lifeboats to be taken aboard RMS Olympic, October, 1914. The Audacious was a British battleship, sunk by a German naval mine off the northern coast of Donegal, Ireland. #

Wreck of the SMS Konigsberg, after the Battle of Rufiji Delta. The German cruiser was scuttled in the Rufiji Delta Tanzania River, navigable for more than 100 km before emptying into the Indian Ocean about 200 km south of Dar es Salaam. #

Troop transport Sardinia, in dazzle camouflage, at a wharf during World War I. #

The Russian flagship Tsarevitch passing HMS Victory, ca. 1915. #

German submarine surrendering to the US Navy. #

Sinking of the German Cruiser SMS Bluecher, in the Battle of Dogger Bank, in the North Sea, between German and British dreadnoughts, on January 24, 1915. The Bluecher sank with the loss of nearly a thousand sailors. This photo was taken from the deck of the British Cruiser Arethusia. #

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Voir la vidéo: Histoire de la 1ère Guerre mondiale Ep14 Les progrès de la marine de guerre


Commentaires:

  1. Tujora

    Est absolument d'accord avec vous. Dans ce quelque chose, je pense que c'est l'excellente idée.

  2. Coburn

    C'est dommage que je ne puisse pas m'exprimer maintenant - il n'y a pas de loisir. Je reviendrai - je vais absolument exprimer l'opinion.



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